
Valère Staraselski au café littéraire des Amis de l'Estaminet
ce samedi 11 octobre 2008
Chaque café littéraire est différent de tous les autres de par la personnalité de l'écrivain invité et un peu aussi des lecteurs présents dans la salle. Très franchement, ce café littéraire de samedi dernier était "un bon cru" et le courant est passé entre cet auteur et les Amis de l'Estaminet et de la Culture organisateurs de la rencontre.
Valère nous raconta comment il était venu à l'écriture ...à 28 ans parce que les difficultés de la vie ne lui avaient pas permis d'écrire plus tôt alors que depuis son adolescence, il voulait être écrivain. Il a habité La Celle les Bordes, une petite commune du Parc et sa rencontre à 15 ans avec Michel Tournier alors qu'il faisait du stop à St Rémy les Chevreuse pour rentrer chez lui a été, nous a-t-il confié, importante pour son choix littéraire. il habite aujourd'hui dans une cité populaire à Romainville en Seine St Denis.
Il a connu Louis Aragon, et a été plusieurs années le gardien du Moulin de l'Ecrivain à St Arnoult en Yvelines. Il nous a fait partagé ses convictions, ses expériences, ses rencontres dans le monde de la littérature et même son entrevue, au milieu une délégation d'artiste dont Guy Bedos, avec Nicolas Sarkozy alors ministre de l'intérieur.
Beaucoup de sujets furent évoqués qu'il est difficile de résumer ici sans risquer de dénaturer sa pensée. Je ne saurai trop dire à ceux qui ne connaissent pas encore la formule, combien ces soisrées peuvent être passionnantes et enrichissantes. De nombreux livres furent vendus (et dédicacés) en partenariat avec la librairie du canal à Montigny le Bretonneux
Voici la critique de son dernier livre par le journaliste du Nouvel Observateur Didier Jacob commentant son dernier roman NUIT D'HIVER:
Au fil des essais et des romans (c’est son cinquième), l’oeuvre de Valère Staraselski prend corps et finesse, profondeur aussi. Ce toqué d’Aragon dresse le portrait d’un pianiste qui, lors d’un voyage à Prague, se souvient de son enfance. Placé chez sa tante dans les années 1960, Joseph Esperandieu doit supporter les hivers rudes de Seine-et-Oise, la méchanceté de Sournoise, la tyrannie de Willy, sa teigne de cousin. C’est l’histoire racontée, vivace comme une fantaisie de Schubert, d’un enfant mal-aimé sauvé par la musique.
La soirée se termina autour du traditionnel buffet préparé par les spécialistes de l'association. Valère Staraselski a été (il me l'a dit) particulièrement touché par la chaleur de l'accueil des lecteurs des amis de l'Estaminet.
mise en ligne le 13 octobre 2008