Les riches toujours plus riches
Camille Landais, économiste à l’Ecole de Paris, vient d’établir que, contrairement aux études de l’Insee, les inégalités de revenus ont augmenté ces huit dernières années.
- Entre 1998 et 2005, les 350 000 foyers les plus riches ont vu leur revenu augmenter de 19%.
- Si on ne considère que 0,1% des foyers les plus riches (35 000 foyers), l’augmentation est de 32%.
- Pour 0,01% (3 500) des foyers les plus riches, l’augmentation est de 42,6%.
Libération consacre quatre pages à cette étude et aux cadeaux fiscaux de N. Sarkozy qui s’avèrent particulièrement mal justifiées au vu de ces chiffres.
Sources : Libération - mise en ligne le 29 juin 2007
10 000 postes supprimés : Déclaration de G. Aschieri, secrétaire général de la FSU
"Xavier Darcos vient d'annoncer pour le budget 2008 de l'ordre de 10000 suppressions d'emplois pour l'éducation nationale. Ces coupes claires d'une ampleur inégalée sont une bien singulière façon d'afficher la priorité à l'éducation mais aussi de lancer des négociations sur les métiers.
Ces suppressions obéissent à une logique comptable à courtes vues qui sacrifie l'avenir, compromet l'objectif d'assurer la réussite de tous et laisse présager un nouveau creusement des inégalités.
Qu'on ne s'y trompe pas : de telles suppressions entraîneront non seulement une dégradation des conditions de travail et des conditions d'enseignements, de nouvelles coupes dans les effectifs de certaines catégories professionnelles (personnels administratifs, sociaux), mais surtout une réduction drastique de l'offre d'éducation touchant les élèves, et d'abord les plus défavorisés : nouvelles réduction de la scolarisation en maternelle avant 3 ans, suppressions d'options (en particulier dans les enseignements technologiques et professionnels), réduction des possibilités de remplacements ... Si ces annonces se confirment, la FSU fera tout pour organiser la riposte la plus unitaire possible."
mise en ligne le 29 juin 2007
Vague grise à l’Assemblée nationale.
Le sociologue Louis Chauvel prévient dans une tribune libre : « Attention, Assemblée grisonnante ». En 1981, une centaine de députés avaient moins de 40 ans, contre 23 aujourd’hui où les plus de 55 ans ont la « majorité absolue : 59% contre 48% en 2002. » « En 1981, l’Assemblée nationale est jeune : 38,1% ont moins de 45 ans, contre 13,2% en 2007. » Les « 50-54 ans, qui représentaient 27,2% de l’Assemblée nationale en 1997 ne sont plus que 17% aujourd’hui » tandis que les 60-64 ans constituent 22,4% des députés, contre 13,8% en 2002 et 9,6% en 1997 et les 55-64 ans 48%.Selon L. Chauvel, « l’Assemblée nationale et ses coulisses fournissent comme une caricature des caractéristiques de la société française et de ses rapports générationnels ». Après plus de 30 ans de carrière au plus haut niveau, les seniors n’entendent pas céder la place tandis que « les jeunes plus si jeunes », travaillant « avec abnégation et discrétion, mais sans promotion » sont frustrés. Le « trou générationnel s’est creusé ». Il ne concerne pas que la sphère politique, on le retrouve « dans la pyramide des âges des chercheurs, des enseignants, des médecins, des journalistes, etc. »
« Le problème central de la société française d’aujourd’hui est la question de la transmission du legs collectif et politique d’un système social et démocratique dont les nouvelles génération sont, de fait, exclues. » Et « l’effet de recul » de la génération de Mai68 « se fera entre 2012 et 2017, mais pas avant : il sera d’autant plus violent que le mouvement précédent a été long et excessif. En attendant, c’est toujours vers une chambre unicolore que nous nous acheminons : tendanciellement grise. »
Sources : Le Monde - mise en ligne le 21 juin 2007
Avec des chiffres pareils : les promesses de Sarkozy (travailler plus pour gagner plus , tous propriétaires, etc) sont intenables !
Près de 11,5 millions : c'est le nombre de salariés travaillant dans des conditions invivables : très bas salaires, contrats précaires, emplois déclassés ou dangereux pour leur santé.
Au sens du Bureau international du travail (BIT), les individus se trouvant dans des situations d'«emploi inadéquat» sont :
- ceux qui touchent de très bas salaires (3,8 millions de salariés gagnent moins de 818 euros par mois en 2005)
- ceux qui ont des contrats précaires (2,7 millions en CDD, intérim...)
- ceux qui, déclassés ou en recherche d'un «vrai» boulot, subissent des formes de sous-emploi de leurs qualifications ou de leurs capacités (3 millions qui sont inscrits à l'ANPE ou qui déclarent rechercher un autre emploi + 2,6 millions de salariés déclassés)
- ceux qui se retrouvent dans des situations de travail insoutenable (4,3 millions qui bossent de nuit ou plus de 44 heures par semaine).
Cette première estimation de l'emploi inadéquat pour la France est proprement accablant : en 2005, au total et en tenant compte du fait que certains peuvent cumuler les conditions de bas salaires et de contrats précaires, 11,4 millions de salariés occupent, d'après les études réalisées par ACDC, des «emplois inadéquats» et, en y ajoutant les 2,6 millions de chômeurs de l'époque, on atteignait les 14 millions de personnes soit 51% de la population active.
Source : « Le collectif ACDC »
La France ne s’est pas droitisée
Alors que N. Sarkozy a été largement élu et que tous les sondages prédisent une vague bleue à l’Assemblée nationale, la France ne se serait pas droitisée et S. Royal avait de très réelles chances de l’emporter face à N. Sarkozy. Encore eût-il fallu qu’elle ne fisse pas campagne sur des thèmes secondaires (démocratie participative) mais sur l’essentiel. C’est Gaël Sliman, directeur adjoint de BVA Opinion qui soutient cette idée. Il rappelle que jusqu’au mois de décembre dernier, 54% des sondés se disaient proches de la gauche et 46% proches de la droite et qu’au mois de novembre ils étaient 41% contre 30% à souhaiter la victoire de S. Royal. Que s’est-il donc passé ? L’emploi.... La candidate a été faible et a manqué de crédibilité.
Sources : Les Echos- mise en ligne le 22 mai 2007
Des scientifiques démissionnent de la Cité de l’histoire de l’immigration
Dans une rapide interview (au journal L'HUMANITE), l’historien Gérard Noriel explique pourquoi lui et sept autres de ses collègues ont démissionné, le 18 mai, du conseil scientifique de la Cité nationale de l’histoire de l’immigration. Il aurait été « indigne » pour eux de continuer à exercer leur responsabilité dans une institution dépendant du ministère de l’Immigration et de l’Identité nationale. L’idée « d’associer immigration et identité nationale » charrie des représentations qui vont « totalement à l’encontre de cette politique de changement » du regard porté sur l’immigration que devait mettre originellement en oeuvre la Cité nationale de l’histoire de l’immigration.
mise en ligne le 21 mai 2007
Avec le passage à l'Euro, certains n'en aurait-ils pas profité ?
quelques comparaisons de prix de produits courants :
en 2000 en 2006 - Baguette de pain : 3 francs = 0,46 euro
- Laitue : 4 francs = 0,69 euro
- Café : 6 francs = 0,91 euro
- Gaz butane : 130 francs = 19,82 euro
- Fuel (500 litres) : 1200 francs = 182,93 euro
- Litre de lait : 1,30 francs = 0,20 euro
- Brie : 2,60 francs = 0,40 euro
- Coulommiers : 5,20 francs = 0,79 euro
- 5 kg de pommes de terre : 1,50 francs = 0,23 euro
- Confiture : 9,90 francs = 1,51 euro
- Chou vert : 5,00 francs = 0,76 euro
- Beurre 250 grs : 3,75 francs = 0,57 euroBaguette de pain : 0,85 euro soit 86 % de plus
- Laitue : 1,50 euro soit 118 % de plus
- Café : 1,50 euro soit 64 % de plus
- Gaz butane : 26 euro soit 31 % de plus
- Fuel (500 litres) : 315 euro soit 72 % de plus
- Litre de lait : 0,56 euro soit 183 % de plus
- Brie : 0,94 euro soit 137 % de plus
- Coulommiers : 2,07 euro soit 161 % de plus
- 5 kg de pommes de terre : 4,30 euro soit 1781 % de plus
- Confiture : 3,20 euro soit 112 % de plus
- Chou vert : 1,50 euro soit 97 % de plus
- Beurre 250 grs : 0,95 euro soit 66 % de plus
source : lettre cidefil
mise en ligne le 11 avril 2007
Déclaration de la Confédération Générale du Travail, de la Fédération Mines-Énergie Cgt et de l’indecosa-Cgt
Électricité et Gaz : les tarifs réglementés au cœur d’une stratégie énergétique cohérente
La loi énergie qui prévoit la privatisation de Gaz de France entérine dans le même mouvement la fin des tarifs réglementés. Exigée par le Conseil Constitutionnel au nom de la conformité à la directive européenne, cette suppression est désormais explicitement demandée par la Commission européenne.
La Cgt est opposée à l'ouverture totale des marchés de l’électricité et du gaz au 1er juillet 2007 et revendique le maintien des tarifs réglementés, faute de quoi d'importantes hausses de prix se produiront de façon certaine.
Libéralisation et hausse de prix : un lien clairement établi
Censée aboutir à la baisse des prix, la concurrence a accompagné le renchérissement des prix de l’énergie. Face à une demande toujours croissante, les fournisseurs d'électricité ont cessé d'investir dans les moyens de production. Cela a été tout bénéfice pour eux puisqu'ils ont économisé des milliards d'euros, aussitôt dilapidés en rachats de concurrents au niveau européen et qu'ils ont créé la rareté sur le marché électrique et gazier. Pour l'électricité, produit non stockable, l'effet est immédiat et violent : 70 % de hausse pour les industries qui se sont aventurées à partir vers la concurrence !
Il est aujourd'hui facile pour les grands groupes européens d'affirmer qu'il leur faut des prix élevés pour investir et de prétendre que les prix "de marché" reflètent la nécessité d'investissements urgents qu'ils ont refusé de faire ! Beau résultat en vérité que cette libéralisation qui met désormais en difficulté certaines entreprises et menace de renchérir le coût de l'énergie pour tous les usagers.
La France n’est pas une exception. Les expériences étrangères en matière d'ouverture à la concurrence sont édifiantes : les consommateurs anglais ont vu leurs prix bondir de 94 % sur le gaz et de 60 % sur l'électricité. Après le monopole public, la concurrence… avant les monopoles privés ? Comme on l'a vu, la concurrence censée apporter la baisse des prix a dégradé la situation qui prévalait dans la période du monopole public. Mais la concurrence qui s'organise a pour horizon évident de nouveaux monopoles, privés ceux là !
C'est la situation à laquelle vont conduire les mégafusions actuelles qui ne laisseront que quelques rares grands groupes privés sur le marché si le processus de libéralisation se poursuit. Or, dans une situation où quelques grands groupes se partagent le marché, les prix ne peuvent que grimper. D'autant que les exigences des actionnaires, dans un secteur aussi stratégique et objet de toutes les convoitises, s'aiguisent. A Gaz de France, les dividendes sont passés de 600 millions d'euros en 2006 à 1,1 milliard d'euros en 2007. A EDF, les dividendes sont passés de 1,4 milliards d'euros en 2006 à 2 milliards d'euros en 2007.
Ainsi, les hausses de prix remplissent les poches des actionnaires alors que les investissements restent insuffisants pour accroître les capacités de production et améliorer la fiabilité des réseaux.
Les usagers comme les entreprises doivent bénéficier de la performance économique du parc électrique français Le processus d’ouverture à la concurrence et la suppression programmée des tarifs réglementés peuvent rapidement aboutir à priver les entreprises et les particuliers de l’avantage procuré par un parc de production hydroélectrique et nucléaire performant. Comment justifier que l’usager français paye demain au prix du marché européen fixé sur la base d’une production au coût de revient supérieur parce que déterminé par le choix de productions à base de charbon ou de gaz notamment ?
La Cgt demande, à cet effet, que les tarifs réglementés soient fixés sur la base du coût de production intégrant les investissements nécessaires pour le renouvellement des moyens de production, transport et distribution. Pour assurer la transparence sur ces coûts, elle demande la constitution d’une Commission pluraliste : élus, syndicalistes, associations de consommateurs. Comment changer la donne énergétique en France et en Europe ?
La Cgt ne se résout pas à cette situation grave pour les entreprises comme pour les particuliers. Le débat européen sur la sécurité des approvisionnements et le changement climatique devrait être l'occasion pour la Commission Européenne de revoir sa copie. Car sécurité d'approvisionnement et libéralisation ne font pas bon ménage.
De même, les objectifs tout à fait justifiés de lutte contre le réchauffement climatique qui suppose des politiques énergétiques coordonnées visant une baisse sensible des émissions de gaz à effet de serre (20 à 30 % d'ici 2020) exigent des politiques publiques très volontaristes et de gros efforts de recherche et développement.
Ceci est incompatible avec la bataille actuelle à coups d'OPA pour contrôler le secteur. Les sommes dilapidées dans ces OPA vont manquer pour la recherche et le développement et sur les investissements. La relance conjointe des économies d'énergie, du nucléaire et des énergies renouvelables suppose de remettre la maîtrise publique au centre du débat.
C'est pourquoi, la Cgt avance cinq orientations stratégiques :
1. Amplification des économies d'énergie et de l'efficience économique.
2. Mobilisation de nos atouts dans la filière nucléaire civile.
3. Développement des énergies propres, non émettrices de CO2.
4. Création d'un pôle public de l'énergie (en France) et d'une agence européenne de l'énergie.
5. Maintien du tarif réglementé en matière d'électricité et de gaz.
Le débat électoral en France doit permettre aux citoyens de déterminer les choix collectifs. Jusqu'à présent, très peu présentes dans le débat électoral, ces questions pourtant essentielles doivent pouvoir être tranchées par les citoyens eux-mêmes.
De même que le sort de Gaz de France est suspendu au résultat de ces élections, le maintien de tarifs réglementés relève de la responsabilité d’un choix politique qui doit être tranché par les électeurs. La mesure législative qui ne pérennise ces tarifs pour les logements neufs que jusqu'à 2010 ne peut pas faire illusion. C’est bien l’extinction des tarifs publics pour tous qui se profile.
La Cgt souhaite que ces enjeux soient présents dans la phase officielle de la campagne électorale pour que les citoyens puissent se déterminer en toute connaissance de cause.mise en ligne le 6 avril 2007
Chômage et précarité : des tricheurs nous gouvernent.
De qui se moquent les ministres Borloo et Larcher, tous deux soutiens affichés de Sarkozy ? La baisse du chômage triomphalement annoncée est un écran de fumée pré-électoral. Pour preuve :
Il y a toujours 4,5 millions d’inscrits à l’ANPE ; La publication des chiffres statistiquement les plus justes a été étrangement repoussée après les résultats de la présidentielle parce qu’ils s’avèrent déjà être un cinglant démenti aux chiffres du ministère ; Les radiations administratives explosent (+ 39 % entre 2004 et 2006) ; Notre pays compte 1 300 000 RMIstes, en hausse constante depuis de nombreuses années, compte tenu des restrictions de l’indemnisation chômage.L’emploi ne s’améliore pas et la précarité explose : la dernière note du collectif « Les Autres Chiffres Du Chômage » (ACDC, réunissant économistes, statisticiens et syndicalistes) montre que 14 millions de personnes sont touchées par le chômage total ou l’emploi inadéquat (selon le BIT), soit 51% de la population active !
Seule une gauche de transformation sociale peut inverser le cours de cette spirale infernale en éradiquant le chômage et en sécurisant les parcours professionnels tout au long de la vie des travailleurs.
Il n’y aucune autre fatalité que celle entrenue par les tricheurs, copains des patrons du CAC 40. (communiqué deJosé Bové 30/3/2007)
mise en ligne le 31 mars 2007
Bilans des consultations du public sur les OGM
Le ministère a enfin publié les résultats de la consultation de l’an dernier ... (résumé) :
Total
Favorables
Défavorables
2006
38038
0,78%
99,22%
2005
2451
4,49%
95,51%
2004
2725
6,62%
93,38%
2003
565
3,54%
96,46%
On comprend mieux pourquoi il rechignait tant à cette publication : sur 37825 messages exprimant un avis, seuls 0,78% exprimaient un avis favorable (et encore, pas sur tous les essais), alors que 99,22% exprimaient un avis défavorable à la poursuite d’essais en plein champ... Ce qui n’empêche pas le ministère d’affirmer :
Aucun message reçu durant cette consultation n’a apporté d’éléments nouveaux qui remettraient en cause l’évaluation conduite sur chaque dossier par la Commission du génie biomoléculaire (CGB). Les avis rendus par cette instance concluent à l’absence de risque dans les conditions prévues par les dossiers examinés.
Je ne savais pas que si l’on consultait les citoyens, c’était pour qu’ils fournissent les arguments scientifiques qui feraient défaut à la CGB ... Je croyais naïvement que c’était dans un souci de démocratie ..
En clair : les avis des citoyens ne comptent pas, seul compte l’avis de la CGB.
mise en ligne le 15 mars 2007
Une partie du bilan de Georges Bush :
Au total, 16 millions d'Américains vivent dans un état «de grande ou d'extrême pauvreté», chiffre en augmentation de 26% entre 2000 et 2005.
Aujourd'hui, 43% des 37 millions de pauvres aux Etats-Unis vivent dans un état de grande pauvreté, ce qui est "le taux le plus élevé depuis 1975".
Dure réalité face au "mythe de la croissance salvatrice et de la mondialisation heureuse"...
Source : Rapport de The McClatchy Newspapers
mise en ligne le 12 mars 2007
Déclaration des administrateurs Cgt de la Cnaf
Parents isolés : le gouvernement s’acharne sur les plus pauvres !
A plusieurs reprises ce gouvernement, la main sur le cœur, a proclamé qu’il ne toucherait pas à l’allocation de parent isolé (API). L’API dite « longue » concerne des femmes enceintes, seules avec enfants, la prestation est servie pendant la grossesse et jusqu’aux trois ans de l’enfant à naître. Seulement voilà, l’Etat est en dette de plus de 400 millions d’euros vis-à-vis de la Sécurité sociale pour le remboursement de l’API à la CNAF. La Cgt s’était opposée en 1999/2000 au transfert de l’API (financée alors par la Branche Famille de la Sécurité sociale) sur le budget de l’Etat, certaine alors, que tôt ou tard, serait porté gravement atteinte aux droits de ces jeunes mères et leurs enfants. C’est aujourd’hui chose faite.
Il est reconnu que cette prestation s’adresse à des femmes, enceintes, jeunes, sans emploi, peu formées, économiquement, socialement et psychologiquement en état de grande vulnérabilité. Elles vont devoir, dans ces conditions, assumer les soins, l’entretien et l’éducation de leur jeune enfant. L’API créée en 1976 est bien antérieure au RMI qui a vu le jour en 1989. Cette allocation est un peu plus « généreuse » que le RMI. La jeune femme enceinte perçoit 120 euros de plus que le bénéficiaire du RMI vivant seul, et 87 euros de plus avec un jeune enfant. Il s’agit d’une différence non négligeable quand on dispose d’aussi peu de revenus pour survivre.
Par touches successives mais incisives, le gouvernement est en train d’ajuster l’API sur les montants du RMI et cela au nom du principe d’équité... entre les pauvres ! L’alignement récent du forfait logement sur celui du RMI vient déjà de diminuer la prestation pour ces jeunes mères démunies (10 M d’euros d’économie pour l’Etat).
Avec un nouveau projet de décret présenté à l’avis du CA de la CNAF, le ministre en charge de la Famille, instaure le principe de subsidiarité de l’API (et du RMI) aux créances alimentaires et aux avantages sociaux. Abandonnées fréquemment dès l’annonce de leur grossesse, victimes souvent de violences et de menaces, ces jeunes mères vont devoir entreprendre des actions pour entamer auprès du père présumé des démarches pour la fixation d’une pension alimentaire, c’est la condition fixée pour que ces femmes puissent bénéficier de L’allocation de soutien familial (ASF) gérée et financée par les Caf. En cas de refus de l’allocataire de se plier à cette obligation, l’Api sera réduite du montant de l’ASF de 112 euros. Ces nouvelles dispositions représenteraient chaque année 131 Millions d’euros d’économies pour l’Etat.
Une très forte majorité des administrateurs de la CNAF (Cgt, Fo, Cfdt, Cgc, Unaf) s’est prononcée contre ces mesures qui accablent parents et enfants. La lutte contre la pauvreté notamment des enfants, que le gouvernement dit vouloir combattre, commande d’autres mesures : d’abord le rétablissement des bénéficiaires de l’API dans leurs droits antérieurs, mais aussi des actions de formation, de tutorat pour l’accès à un emploi décent, qualifié, de soutien pour l’accueil gratuit de leurs enfants en crèche, toutes mesures seules à même d’ouvrir un avenir meilleur à ces familles.mise en igne le 13 février 2006
Déclaration de Bernard Thibault Secrétaire général de la Cgt
Le Medef a « besoin d’air », les salariés ont eux besoin de « changer d’air »
Le Medef vient de faire connaître son programme pour les dix prochaines années sous la forme d’un livre blanc intitulé « Besoin d’air ».
C’est sans surprise que l’organisation patronale, pourtant très bien servie ces dernières années par la majorité et le gouvernement sortant, y livre sa vision d’une société toujours plus libérale et inégalitaire.
« Moins de droits et protections pour les salariés, plus de liberté pour les employeurs », tel est le sens du programme du Medef dévoilé aujourd’hui avec la volonté affichée de s’inviter dans la campagne électorale.
Si l’exigence de réduire au minimum la contribution des entreprises à la solidarité nationale est connue, les revendications/propositions que Mme Parisot voudrait inscrire pour certaines d’entre elles dans la Constitution, marquent un nouveau raidissement à l’encontre des salariés : « réduction des cotisations sociales patronales », « suppression des 35 heures et de la durée légale du travail », « abandon de la retraite à 60 ans », « mise en place d’un contrat de travail dit de mission plus flexible que le Cdi », « pression accrue sur les salaires et notamment sur le Smic », « réduction drastique de toutes les dépenses publiques », « suppression des seuils (jusqu’à 250 salariés) pour la mise en place des CE et délégués du personnel », « réduction de la fiscalité sur les entreprises »….
Réitérant son paradoxe préféré selon lequel « pour créer des emplois il faut d’abord faciliter les licenciements », le Medef réclame un licenciement express baptisé « séparabilité à l’amiable ».
Le monde rêvé de l’organisation patronale est celui du moins disant social. Un monde où il n’y a pas de place pour les garanties collectives des salariés et où le code du travail est réduit à sa plus simple expression.
Au total, le livre blanc du Medef propose toujours plus de liberté et de richesses pour les employeurs et les actionnaires et toujours plus d’insécurité sociale pour les salariés.
Si le Medef a « besoin d’air », les salariés qui subissent les politiques patronales, souffrent du chômage, des salaires insuffisants, de l’explosion de la précarité et de la flexibilité ont eux surtout besoin « de changer d’air ».mise en ligne le 26 janvier 2006
Le Sénat refuse de prévenir la criminalité en col blanc (communiqué d'ATTAC)
Le projet de loi sur la prévention de la délinquance est passé en seconde lecture devant le Sénat le 10 janvier dernier. Ce projet, bien mal nommé, obéit à une logique sécuritaire et liberticide frappant en tout premier lieu les principales victimes des politiques néolibérales.
Ce passage en seconde lecture a par ailleurs été l’occasion de la confirmation d’un Sénat s’arrangeant de la criminalité en col blanc. En effet, les partis de l’opposition ont déposé dix amendements, tous rejetés. Il s’agissait de lutter contre la corruption, la fraude aux marchés publics, les infractions à la législation financière. Le ministre de l’économie aurait ainsi perdu le pouvoir de décider - de façon arbitraire et en opposition au principe de séparation du juridique et de l’exécutif - qui doit être poursuivi en cas de délit douanier. Il aurait aussi perdu ce pouvoir pour les infractions à la réglementation financière avec l’étranger. Par contre, des officiers de police judiciaire auraient été rattachés aux juridictions ; la commission des infractions fiscales était supprimée, les grands fraudeurs à l’impôt devenaient des délinquants comme les autres. Les comités d’entreprise auraient obtenus quelques pouvoirs d’alerte pour lutter contre le détournement des aides publiques aux sociétés. Les salariés auraient pu agir devant le tribunal correctionnel en cas de non paiement frauduleux des salaires. Un délit d’atteinte à l’environnement aurait permis de rendre concret le principe pollueur-payeur, inscrit récemment dans une charte constitutionnelle.
En refusant, de manière caricaturale, de s’attaquer à la délinquance des puissants, la majorité sénatoriale a montré une conception de la justice qui renforce les injustices consécutives au néolibéralisme économiques au lieu de les combattre.Attac appelle à participer à la journée nationale de manifestations contre le projet de loi dit sur la prévention de la délinquance, organisée le 23 janvier prochain par le Collectif national unitaire contre la délation
Pour la région parisienne, rendez-vous à 14h, place du Palais Royal à Paris.J'ajouterai pour illustrer cela que nous attendons maintenant depuis 5 ans que les auteurs des "indélicatesses" au SICTOM de Rambouillet soient "mis en examen". Comme je l'ai déjà dit en citant Jean de la Fontaine :"selon que vous serez puissant ou misérable....." !
mise en ligne le 22 janvier 2207
Le ministère de l'environnement vient de mettre en ligne sur son site un dossier sur la prévention du bruit. La mise en oeuvre de la directive n° 2002/49/CE lire la suite
mise en ligne le 12 janvier 2007
Education Nationale : Manifestation nationale à Paris le 20 janvier
La FSU a décidé de proposer aux organisations syndicales de l'éducation d'organiser une manifestation nationale à Paris le 20 janvier pour la défense et la promotion du service public d'éducation et contre la politique de régression que conduit le gouvernement. Il s'agit d'obtenir les moyens d'un service public d'éducation, qui assure la réussite de tous, et de s'opposer à toutes les attaques contre l'école et ses personnels, notamment sur les statuts, la formation, l'emploi, la précarité, le temps et les conditions de travail, les conditions de scolarisation des élèves ainsi que la remise en cause du travail des professionnels de l'éducation. Il s'agit en même temps de porter dans le débat public nos propositions d'amélioration du système éducatif et de nos métiers.
La Fédération des syndicats SUD éducation a déposé un préavis de grève couvrant l'ensemble des personnels de l'Education nationale, de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, enseignants et chercheurs, IATOSS et personnels éducatifs, titulaires ou précaires, de droit public ou de droit privé, du 8 au 13 janvier 2007 inclus.
Ce préavis de grève couvre les personnels qui protestent contre les conditions de travail dégradées (suppressions de postes, de classes, dotations horaires insuffisantes, etc..), et le non-réemploi des personnels non titulaires.
La Fédération des syndicats SUD éducation appelle en outre les personnels à refuser les remplacements de courte durée (rémunérés en heures supplémentaires, dans le cadre du décret Fillon-Robien, en lieu et place du recrutement et de la titularisation des personnels), et à se mettre en grève lorsque de tels remplacements leur sont demandés ou pour soutenir l'action des personnels qui les refusent. Le SE- UNSA a estimé également que « l'heure est à la riposte » après les annonces faites sur la carte scolaire.mise en ligne le 11 janvier 2007
Entendu sur France Inter ce matin :
Jean Paul Huchon va comparaître en correctionnel aujourd'hui pour avoir, si j'ai bien compris l'information, embauché sa femme au conseil régional. Si une décision du président de la région Ile de France n'est pas conforme à la loi, que la justice juge. Je m'étonne cependant qu'une affaire comme celle-là soit déjà devant un tribunal alors que voilà cinq ans, le scandale du SICTOM de Rambouillet a éclaté et qu'aucun des protagonistes n'est pour l'instant mis en examen ! Et pourtant, selon le rapport de la chambre régionale des comptes, il y a matière à poursuivre ! Il faut dire que le juge Pons qui instruit le dossier est trop occupé à découvrir le "corbeau" de l'affaire "clearstream" !
mise en ligne le 8 janvier 2007
Mieux que l'an passé !
l'équipe du TELETHON de Magny les Hameaux communique le résultat de la 9ème édition sur la commune :
21 641,11€
ont été collectés et reversés à l'AFM pour continuer et faire progresser la recherche sur les maladies génétiques. Elle remercie les magnycois pour leur contribution.
mise en ligne le 8 janvier 2007
les riches c'est fait pour être très riche et les pauvres très pauvre
Et pendant que le CAC 40 progresse mieux que prévu, Jacques Chirac, lors de ses voeux, a proposé de ramener l'impôt sur les sociétés de 33% à 20% en cinq ans, taux pouvant même tomber à 10% pour les sociétés qui distribuent autant à leurs salariés, sous forme de participation et d'augmentation de salaires, qu'à leurs actionnaires.
Mme Parisot du MEDEF a applaudi. C'est pour quand l'impôt sur les sociétés à 0% comme en Estonie ? Avec quels impôts paiera-t-on l'école, la justice, la sécurité, les infrastructures, la recherche, etc, et ... le "droit au logement opposable" ? Avec l'argent des plus modestes bien sur !
Ce gouvernement applique la fameuse réplique du film du regretté Gérard Oury dans LA FOLIE DES GRANDEURS " les riches c'est fait pour être très riche et les pauvres très pauvre" !
mise en ligne le 7 janvier 2007
Des chiffres accablants ... et sans surprise.
voici un article publié par ACRIMED le 29 décembre 2006 : Chaque mois, l’équipe de l’émission « Arrêt sur images » (diffusée le dimanche à partir de 12h40 sur France 5) procède au chronométrage des quarante thèmes les plus traités dans les 20 h de TF1, France 2 et France 3. En tête du comptage d’Aurélie Windels pour le mois de novembre sur le site d’Arrêt sur Images, avec plus de 5h d’antenne : l’élection présidentielle.
Selon ce comptage, le Parti Socialiste et l’UMP ont respectivement bénéficié d’une couverture médiatique de 2h22 et de 1h27. Soit plus de 76% du temps d’antenne consacré aux seuls deux partis ; sans compter, s’agissant de Nicolas Sarkozy, « les 2 h 57 qu’Arlette Chabot lui a accordées dans son émission d’information "A vous de juger" », puisque l’infochrono ne prend en compte de les JT. Les autres partis politiques de droite et d’extrême droite se sont répartis le reste : 19 minutes pour le Front national et 11 minutes pour l’UDF. Quant à la gauche antilibérale, elle s’est contentée de 2 minutes de « brèves » : 46 secondes sur TF1, 47 secondes sur France 2 et 29 secondes sur France3.
Couverture médiatique des partis politiques en minutes (JT du soir de TF1, F2 et F3) (par Acrimed)
Après plusieurs mois de campagne confisquée par le PS et l’UMP, le CSA a trouvé ses calculettes : depuis le 1er décembre, il veille sur « l’équité ».
A noter que dans le classement par thèmes, l’environnement se situe à la 3e place, avec près de 3 h d’antenne. La délinquance et l’insécurité s’installent à la 8ème place et « occupent, progressivement, de plus en plus de temps dans les journaux télévisés d’avantage que l’emploi et le chômage (11ème place) » ou que l’éducation (9ème place). Un bon baromètre des agendas croisés des principaux responsables politiques et de la rédaction des JT.
On a beaucoup aimé le comptage d’ « Arrêt sur images ». C’est promis : on regardera de près les suivants....
mise en ligne le 1er janvier 2007
archives des pages "actualités"
23 %
en 2005 c'est la part des dépenses de logement des ménages dans l'ensemble de leurs dépenses
"Cette part s'est alourdie depuis 2003 car les dépenses courantes de logement ont progressé plus vite que les revenus. Cette augmentation renvoie notamment à la hausse du prix des loyers (+ 3,2 % l'an en moyenne entre 2001 et 2006) et à l'amélioration de la qualité des logements".Source : Insee
mise n ligne le 21 juin 2007
- 5,1 %
C'est le pourcentage de la baisse de l'aide aux pays en développement des 22 pays riches en 2006, (en dollars constants) elle s'est élevée en 2006 à 103,9 milliards de dollars.
Source : OCDE
mise en ligne le 6 avril 2007
100.000
c'est le nombre d'expulsions par an selon le ministre du logement
mise en ligne le 16 mars 2007
United Water, filiale de Suez Environnement spécialiste de l'eau et de l'assainissement, vient de finaliser l'acquisition de la société américaine Aquarion New York. Le montant de cette transaction s'élève à
21.5 millions d'euros.
Aquarion est l'une des dix plus grandes entreprises de services de distribution d'eau aux Etats Unis.
mise en igne le 13 février 2006
En quittant l'ancienne filiale de Pinault Printemps Redoute, Laurence Danon a touché :
2,5 millions d'euros !!!
"Le Printemps a pratiquement triplé de valeur"», fait valoir Laurence Parisot pour défendre celle qui préside la commission nouvelles générations du Medef.
Qu'est-ce qui justifie de tels émoluments ? Et c'est les impôts de ces gens là que Sarkozy veut diminuer !
mise en ligne le 4 fevrier 2007
5000
C'est le nombre de postes d'enseignants en moins prévus à la rentrée 2007
mise en ligne le 11 janvier 2007
17,5%
C'est la progression du CAC 40 pour l'année 2006, un chiffre meilleur que prévu !mise en ligne le 7 janvier 2007
