Les dirigeants de ce monde et les bourses "se réjouissent" du G20 : les peuples eux, ont toutes les raisons de s'inquiéter. Voici une première réaction "non idéologie dominante", celle d'ATTAC france :

"Fallait-il attendre quelque chose de la réunion du G20 ? Sachant que les gouvernements des pays les plus riches et les plus puissants du monde avaient une responsabilité écrasante dans la dérive du système économique et financier international pour avoir mené des politiques dont les maîtres mots étaient « tout pour la rentabilité financière » et « tout par le marché », il ne fallait pas se faire d’illusion.

Mais la réalité dépasse ce que nous pouvions imaginer. Le G20 ne met en place aucun frein à la circulation des capitaux ; au contraire, il encourage la liberté des marchés et continue de prôner un libre-échange des marchandises dont l’extension démesurée a fragilisé les économies les moins performantes et détruit des pans entiers de leurs activités. Dans un cadre aussi libéralisé, il ne sera pas possible d’instaurer une taxation des transactions financières, qui serait pourtant une nécessité, d’une part pour freiner fortement la spéculation, et d’autre part pour réunir des ressources indispensables à la résolution des problèmes les plus urgents.

Parfaitement cohérent avec lui-même, mais dans l’indifférence totale des aspirations des citoyens, le G20 n’envisage pas d’interdire véritablement les paradis fiscaux et judiciaires, puisque les principaux d’entre eux, à commencer par la City de Londres, poursuivront leurs pratiques. Entourés de multiples zones de non-droit qu’ils tolèrent, voire favorisent, les principaux pays du G20 ont échoué au test qui leur était proposé : établir et publier ce jour même la liste exhaustive des « pays non coopératifs », en n’en omettant aucun, surtout quand ils constituent le cœur même de la finance mondiale.

Alors que le système monétaire international dans lequel le dollar impose sa loi a failli, le G20 décide de conforter le Fonds monétaire international auquel on doit, avec sa sœur jumelle la Banque mondiale, d’avoir écrasé la plupart des pays du Sud sous le poids de la dette et des plans d’ajustement structurel.

Les velléités de régulation internationale s’évanouissent dès lors qu’est laissée de côté l’extraordinaire explosion des inégalités dans le monde, dont la cause essentielle réside dans un partage indécent de la richesse produite à l’avantage du capital. Ce n’est pas la décision d’injecter 1100 milliards de dollars supplémentaires dans la relance économique et dans le FMI qui sera capable de remédier à cette situation. Au contraire, la fuite en avant d’un système fondé sur le profit et la démesure ne peut qu’aggraver les tensions sociales et les risques écologiques. Les tensions sociales, parce que rien n’est prévu pour stopper la baisse des salaires et de l’emploi et la destruction des systèmes de protection sociale bradés entre les mains des compagnies privées. Les risques écologiques, parce que, pendant que la liberté des marchés financiers est de nouveau proclamée, des fonds spéculatifs d’un genre nouveau apparaissent pour parier sur la dégradation du climat.

Attac France estime que les raisons qui ont amené de très nombreux citoyens à se mobiliser contre les palinodies préparatoires au G20 sont renforcées au vu des résultats. En réalité, le directoire autoproclamé du monde nie la gravité de la crise. Ce déni accroîtra la détermination des citoyens à s’engager en faveur de la solidarité à la place de la concurrence et de la rentabilité.

Le collectif français "Nous ne paierons pas leurs crises", qui regroupe plus de 30 organisations françaises et dont Attac est membre, a également réagi de façon très critique face aux conclusions du G20. Pour celui ci "De manière évidente les chefs d’Etats et de gouvernements des 20 pays considérés comme les plus puissants ont choisi, à travers leur déclaration finale, de relégitimer un système pourtant en crise structurelle et de renforcer le rôle de ses institutions les plus contestées." Il communiquera sa réaction dans les heures à venir".

mise en ligne le 3 avril 2009


Communiqué du Parti de Gauche : Baratin et peau de chagrin

Alors que la crise économique et sociale s’amplifie, les mesures présentées par Nicolas Sarkozy s’amenuisent de semaine en semaine.

Après 360 milliards pour les banques puis 26 milliards pour l’économie et les entreprises, il ne reste qu’une peau de chagrin de 2,6 milliards d’euros, selon les chiffres de l’Elysée, pour les travailleurs.

Ces aides sont minimalistes alors que la crise est d’une ampleur sans précédent. Leur montant de 2,6 milliards doit être comparé aux 15 milliards du paquet fiscal ! Elles sont ponctuelles et provisoires alors que la crise est structurelle. Elles sont superficielles alors que c’est le cœur du système qui est en crise. Rien pour les salaires ! En refusant toute hausse du SMIC, Nicolas Sarkozy refuse de toucher au partage inégal des richesses qui est à la racine de la crise actuelle. Il invitait lors de sa dernière intervention télévisée à un nouveau partage du profit. Son baratin s’est volatilisé au moment des annonces concrètes. Rien non plus contre les licenciements ! Après huit mois de hausse consécutive du chômage, Nicolas Sarkozy choisit de laisser faire. Alors que l’UNEDIC prévoit 280 000 suppressions d’emplois en 2009, ses seules réponses sont d’accompagner cette immense vague de licenciements en espérant que les Français feront le dos rond.

Cet aveuglement est d’autant plus insupportable que l’aggravation de la crise démontre l’inefficacité de cette politique. Nos concitoyens ne s’y trompent pas, en métropole face aux vagues de licenciements comme aux Antilles, en Guyane et à la Réunion dont les habitants se dressent contre la misère qui les frappe.

Le Parti de Gauche appelle les citoyens du pays, de métropole et d’outre mer, à amplifier la résistance qui a commencé le 29 janvier. Un Front social et politique doit se lever contre cette politique d’injustice et de mépris pour le grand nombre de notre peuple.

mise en ligne le 18 février 2009


Nouvelle journée d’action interprofessionnelle le 19 mars 2009 !

Communiqué commun des 8 syndicats CFDT, CFE-CGC, CFTC, CGT, FO, FSU, SOLIDAIRES, UNSA

"L’intervention télévisée du Président de la République a été marquée par la force de la mobilisation du 29 janvier. Cependant les organisations syndicales CFDT, CFTC, CFE-CGC, CGT, FO, FSU, Solidaires, UNSA considèrent que les réponses apportées jusqu’à présent restent loin des attentes et des exigences portées par la mobilisation du 29 janvier et leur déclaration intersyndicale du 5 janvier.

L’annonce d’une réunion des partenaires sociaux le 18 février avec la formulation d’un certain nombre de pistes constitue un élément important. Mais malgré un changement de ton le Président de la république maintient pour l’essentiel ses orientations en matière de politique économique et sociale.

Les organisations syndicales attendent de la réunion du 18 février que le gouvernement apporte des réponses concrètes et engage les discussions nécessaires à l’ensemble des revendications de la déclaration intersyndicale. Elles attendent également que le patronat prenne ses responsabilités.

C’est pourquoi les organisations syndicales estiment indispensable de maintenir la pression dans l’unité d’action. Elles appellent à poursuivre les actions engagées dans les secteurs professionnels et les entreprises et à prendre toutes les initiatives pour construire les mobilisations nécessaires.

Elles décident d’une nouvelle journée d’action interprofessionnelle le 19 mars. Elles se retrouveront le 23 février pour évaluer les résultats de la réunion du 18 février et préciser le sens, le contenu et les modalités de cette journée sur la base de leur déclaration intersyndicale du 5 janvier :

- Donner la priorité au maintien des emplois dans un contexte de crise économique.
- Améliorer le pouvoir d’achat, réduire les inégalités dans les politiques salariales.
- Orienter la relance économique vers l’emploi et le pouvoir d’achat.
- Préserver et améliorer les garanties collectives.
- Réglementer la sphère financière internationale.

mise en ligne le 11 février 2009


Sarkozy la télé : Un numéro d'obstination et d'enfumage - Communiqué du Parti de Gauche

Nicolas Sarkozy s’entête et enfume. L’émission « face à la crise » aurait dû s’appeler « grâce à la crise » tant il a cherché pendant 90 minutes à profiter de la crise pour justifier sa politique tout en bottant en touche face aux demandes des Français. Sa politique est pourtant en déroute. Ses plans sont des échecs cuisants, comme le prouve la hausse continue du chômage. Les Français se mobilisent massivement contre son action. Mais il reste « droit dans ses bottes » et refuse de changer de cap.

Sourd à la crise, Sarkozy a annoncé qu’il ne changerait rien à ses réformes. Cet entêtement est désastreux pour notre pays. En supprimant massivement des emplois dans les services publics, le gouvernement invite à la multiplication des licenciements. En refusant de toucher aux cadeaux fiscaux pour les plus riches, il justifie les enrichissements les plus indécents. En cherchant à faire ratifier le traité de Lisbonne, il empêche la mise en place de la taxe carbone ou la lutte contre les paradis fiscaux dont il se réclame par ailleurs. En supprimant la taxe professionnelle, un nouveau cadeau de plusieurs milliards d’euros aux entreprises, il prépare l’étranglement des collectivités locales et de nouveaux impôts sur les particuliers.

Sarkozy a donc cherché à enfumer les citoyens et endormir les organisations syndicales après le succès de la journée du 29 janvier. Quand il fallait venir au secours des banques, il a dégagé des milliards en quelques heures. Mais quand il s’agit de répondre à l’urgence sociale ou d’imposer des contreparties aux entreprises, il reste dans le flou et renvoie à la négociation entre partenaires sociaux.

Face à la crise, c’est donc toujours le peuple travailleur qui pâtit. Sarkozy l’a reconnu ce soir avec une franchise désarmante : ce sont les Français qui vont payer.

mise en ligne le 5 février 2008


APPEL DES ORGANISATIONS SYNDICALES CFDT, CFE-CGC, CFTC, CGT, FO, FSU, SOLIDAIRES, UNSA.

La crise économique amplifiée par la crise financière  internationale touche durement une grande partie des salariés dans  leurs emplois et leurs revenus. Alors qu'ils n'en sont en rien  responsables les salariés, demandeurs d?emploi et retraités, en sont  les premières victimes. Elle menace l'avenir des jeunes, met à mal la  cohésion sociale et les solidarités ; elle accroît les inégalités et  les risques de précarité.

Surmonter cette crise implique des mesures urgentes d'une autre  nature que celles prises par l'Etat et les entreprises, pour être au  service de l'emploi et des rémunérations.
 
C'est pourquoi, les organisations syndicales (CFDT, CFE-CGC, CFTC,  CGT, FO, FSU, SOLIDAIRES, UNSA) appellent les salariés du privé et du  public, les chômeurs et les retraités, à une journée nationale de  mobilisation interprofessionnelle le 29 janvier 2009 : elle donnera  lieu dans tout le pays à des grèves et des manifestations.


Elles appellent à agir massivement et interpeller les responsables  gouvernementaux, les responsables patronaux et les employeurs pour :

 Les organisations syndicales rendront publique le 5 janvier 2009,  une déclaration commune développant leurs propositions et  revendications.

mise en ligne le 16 décembre 2008


Communiqué de Jean-Luc Mélenchon, sénateur du Parti de Gauche (PG)

Avec 26 milliards d’euros, le plan de relance de l’économie annoncé par Nicolas Sarkozy fait d’emblée pâle figure face aux 360 milliards d’euros dégagés il y a quelques semaines pour les banques et la finance. Ce nouveau plan prévoit ainsi 14 fois moins pour l’économie réelle que ce qui est mobilisé pour la finance.
Et le nécessaire bouclier social pour les travailleurs reste introuvable.
Ce plan prévoit surtout de nouveaux cadeaux aux entreprises, sans moyen véritable pour soulager les travailleurs eux-mêmes et les ménages. Ce plan MEDEF ignore ainsi les besoins du plus grand nombre. C’est Noël avant l’heure pour les patrons ! Les 11 milliards d’argent public qui vont abonder la trésorerie des entreprises sont sans contrepartie en terme d’emploi et de salaire. Et 700 millions d’exonérations de cotisations sociales vont encore s’ajouter aux 35 milliards d’euros d’exonérations qui profitent déjà aux entreprises sans contrepartie d’intérêt général.
* Rien n’est prévu à l’inverse pour soutenir les bas salaires, le SMIC et les retraites.
* Rien n’est prévu pour stopper les licenciements boursiers et indemniser le chômage partiel, si ce n’est de renvoyer à une hypothétique négociation sociale sous l’emprise du MEDEF.
* Rien  n’est prévu pour arrêter la liquidation des services publics dont les premières victimes sont les plus modestes.
Quant aux mesures de soutien aux secteurs du bâtiment et de l’automobile, rien ne garantit qu’elles ne viendront pas grossir les bénéfices des grandes entreprises de ces secteurs, sans gains réels pour l’emploi et les salaires. Ces mesures ignorent aussi largement l’enjeu de réorientation écologique urgente de notre économie.
Plus que jamais c’est une politique de gribouille, des mots, des chiffres, de la communication. Rien qui puisse inverser la pente vers le désastre social que la crise contient.

mise en ligne le 5 décembre 2008


ATTAC FRANCE : G20 : le nouveau consensus de Washington est arrivé

Le résultat de la réunion du G20 à Washington le 15 novembre 2008 est dérisoire et indécent. La déclaration adoptée par les gouvernements est un modèle du genre « réaffirmation des principes du néolibéralisme ». Pas un seul dogme ayant présidé à la financiarisation de l’économie mondiale qui a conduit à la crise n’est absent de cette déclaration finale.

Alors que la circulation absolue des capitaux, les innovations financières, le débridement des produits dérivés sont unanimement reconnus comme facteurs d’instabilité permanente, le G20 veut encourager « le développement des échanges de produits et services financiers » et faire en sorte que les institutions financières puissent « traiter des volumes croissants de produits dérivés ».

Se gargarisant de « régulation » à chaque page, le G20 ne prend aucune véritable mesure contre les paradis fiscaux et ne dit pas un mot du secret bancaire, auxquels pourtant beaucoup de chefs d’État ou de gouvernement affirmaient vouloir mettre fin.

Ne craignant pas la contradiction, le G20 affirme la nécessité d’éviter la récession, tout en appelant à « maintenir un cadre politique conduisant à la soutenabilité budgétaire », c’est-à-dire un cadre de rigueur.

Faut-il s’étonner que le bilan de trente années de politiques néolibérales ne soit pas tiré ? La montée considérable des inégalités, consécutive d’une part à la forte diminution de la part de richesse produite allant aux travailleurs, et d’autre part à l’application de programmes d’ajustement structurel dans les pays du Sud, est totalement ignorée par le G20. Or le programme dit « de la valeur pour l’actionnaire », corollaire de la dégradation de la condition salariale, est la cause profonde de l’emballement de la finance et de sa crise.

Dans les années 1980 et 1990, les politiques néolibérales furent canonisées sous l’appellation de « consensus de Washington ». Aujourd’hui, on peut dire qu’un nouveau consensus de Washington vient d’être reformulé pour donner l’apparence de la nouveauté à ce qui n’est qu’une simple copie des préceptes qui ont conduit le monde au bord du désastre. L’effacement des dettes des grandes banques n’a posé aucun problème aux partisans du capitalisme, tandis que celui de la dette des pays du Sud attend encore de devenir une priorité.

L’Union européenne s’est-elle exprimée d’une voix originale dans ce concert ? Non, à l’unisson des autres grandes puissances, elle s’engage dans la poursuite des réformes structurelles du marché du travail, ainsi que l’a déclaré le Conseil des ministres des finances (Ecofin) du 7 octobre, réformes qui portent en germe l’aggravation de la situation du plus grand nombre, préparant ainsi les conditions d’une nouvelle crise avant même que l’actuelle soit jugulée. La « refondation du capitalisme », chère au président français qui est aussi le président en exercice de l’UE, n’est que l’habillage d’une nouvelle fuite en avant vers le chaos social.

Après avoir fait la part belle aux banquiers et spéculateurs fauteurs de crise, les principaux gouvernements présents dans le G20 viennent de réaffirmer leur foi aveugle dans les bienfaits du marché roi et dans les vertus de la recherche de la rentabilité à tout prix. Le prix à payer sera celui de l’impossibilité de réduire la pauvreté et les inégalités et celui de l’impossibilité de mettre les sociétés sur une trajectoire de développement respectueux de l’environnement.

Avec l’ensemble du mouvement altermondialiste, Attac propose de mettre la finance au pas, de désarmer ses acteurs et d’inscrire les citoyens au cœur des procédures de décision. Alors que le G20 s’est fixé un nouveau rendez-vous en avril 2009, Attac s’engagera dans toutes les mobilisations sociales et citoyennes pour sortir du néolibéralisme, en exigeant notamment la taxation générale des transactions financières, la mise sous contrôle public du secteur bancaire et financier et un nouveau partage de la richesse produite. C’est possible et c’est maintenant indispensable rapidement.

mise en ligne le 18 novembre 2008


Je suis abonné à l'édition électronique du journal Le Monde et voici le résumé d'un article publié aujourd'hui qui sera daté jeudi 13 novembre 2008 :

"Le "méchant" FMI est-il de retour ? En contrepartie d'un apport d'argent frais à la Hongrie, le FMI a demandé la réduction du secteur public et préconisé un gel des salaires et la suspension du treizième mois dans la fonction publique. C'est ce genre de mesures qui lui a valu sa réputation de "méchant" gendarme de la finance internationale. "

L'ultralibéralisme responsable de la terrible crise en train de se répandre continue donc ! Et c'est un socialiste Français, Dominique Straus Kahn, qui préconise (ou qui cautionne) ce genre de mesures !! Lisez le livre de Naomi Klein, vous comprendrez tout !

Demandez le à la médiathèque de Magny si vous ne le trouvez pas en librairie.

mise en ligne le 12 novembre 2008


A propos du départ de Jean Luc Mélanchon du PS : communiqué des communistes unitaires du 8 novembre

Jean-Luc Mélenchon et Marc Dolez ont annoncé leur départ du Parti socialiste et leur décision d’engager avec tous ceux qui partagent leurs orientations la construction d’un nouveau parti de gauche. Ils appellent à la constitution d’un front de forces de gauche pour les élections européennes.

Le collectif d'animation des Communistes unitaires salue cette démarche, qui refuse la dérive sociale libérale du PS, et souligne qu'elle rencontre la volonté largement exprimée dans tout l'espace de la gauche de gauche de créer du neuf et de se rassembler. Plusieurs initiatives de forces et de militants, organisés ou non, traduisent la volonté d'un rassemblement le plus large possible : espace unitaire mis en place dans le cadre de l'appel "L'alternative à gauche, organisons là", lancé à l'initiative de Politis, fédération de forces et de citoyens désireux de franchir une première étape pour le lancement d'une nouvelle force politique de transformation sociale et écologique (dont débattent notamment les Communistes unitaires, les Collectifs unitaires antilibéraux, les Alternatifs, les Alter Ekolos et Ecologie solidaire), "Appel de Miremont" des forces de l'écologie radicale, appels de militants du PCF dans le cadre de leur congrès... Diverses initiatives de composantes du mouvement social et d'éducation populaire, ainsi que les convergences fortes qui s'expriment dans les luttes actuelles, témoignent elles aussi des potentialités de rassemblement.

Dans le même temps, la prise de position du PCF concernant la préparation des élections européennes et les débats en cours au sein du NPA contribuent à rouvrir le champ des possibles.

Il s'agit maintenant de se donner les moyens que le plus grand nombre possible d'acteurs puissent trouver leur place dans une dynamique large, ouverte, évolutive et démocratique.

Les Communistes unitaires proposent à l'ensemble des organisations, citoyens, groupes et réseaux du champ politique, social :

- d'aller à l'occasion des élections européennes vers la constitution de listes unitaires de la gauche de gauche. Pour cela, ils soumettent à tous l'idée de lancer une initiative de type "appel des 200" représentatif de la plus large diversité possible des sensibilités (politiques, sociales, culturelles...) disponibles pour cela (forces et individus),

- de se donner les moyens de débattre dans le cadre des Assises pour un vrai changement, prévues début 2009, des possibilités de lancer ensemble un processus en vue de l'élaboration d'un projet politique et de la création d'une nouvelle force politique de transformation sociale et écologique.

mise en ligne le 11 novembre 2008


Communiqué commun du 5 novembre 2008 : CFDT, CFE-CGC, CFTC, CGT, FO, FSU, Solidaires, UNSA

Les organisations syndicales se sont réunies le 05 novembre 2008. Elles mesurent la gravité de la situation économique et sociale et le risque qu’on fasse payer aux salariés, demandeurs d’emploi et retraités, les conséquences de la crise en particulier en terme d’emplois, de salaires et de précarité. Elles ont décidé de se revoir le 24 novembre.

Devant l’inquiétude, l’indignation, voire l’exaspération des salariés, elles estiment de leur responsabilité d’engager un travail commun pour construire des revendications à adresser aux pouvoirs publics et au patronat. Elles affirment que la mobilisation des salariés est un impératif, plusieurs propositions sont en débat.

Elles condamnent toute politique de déréglementation et de dérégulation économique et sociale. Elles interpellent le gouvernement et le patronat pour qu’ils prennent la mesure de la situation.

mise en ligne le 7 novembre 2008


SUCCES DE LA JOURNEE MONDIALE D'ACTION POUR LE TRAVAIL DECENT

On a compté au moins 100 000 personnes dans près de 90 rassemblements et manifestations partout en France pour cette journée nationale interprofessionnelle de mobilisation dans le cadre dans la journée mondiale "pour le travail décent" à l’appel de la CSI. "Dans le contexte difficile où l’on tente de persuader les salariés que ce n’est pas le moment de présenter des revendications, je considère que cette journée est une réussite", a déclaré Bernard Thibault qui avait pris la tête d’une manifestation vers la place du Trocadéro à Paris à l’appel de la CGT, la CFDT, la CFE-CGC, la FSU, Solidaires et l’Unsa . http://www.cgt.fr/spip.php?article35170

mise en ligne le 7 octobre 2008


Crise : des altermondialistes veulent une nationalisation générale du crédit (AFP)

Une nationalisation de l’ensemble du crédit, "et pas uniquement des banques au bord de la faillite", serait plus efficace face à la crise financière que des plans de "colmatage" comme celui du gouvernement américain, affirment des altermondialistes français interrogés par l’AFP. Alors que les dirigeants européens divisés tentent d’harmoniser ce week-end leurs positions face à la crise financière, les altermondialistes, comme le mouvement Attac, critiquent le plan de sauvetage américain des banques, adopté vendredi par la Chambre des Représentants, en jugeant qu’il va "entretenir la spéculation".

"Aujourd’hui on est en train de nationaliser partout dans le monde les banques qui font faillite ou qui sont sur le point de faire faillite. La collectivité ramasse donc les pertes", déclare à l’AFP le co-président d’Attac, Jean-Marie Harribey.

Après notamment celle de l’assureur américain AIG, les "nationalisations" bancaires s’enchaînent en Europe avec celle mardi, de la franco-belge Dexia, dans le sillage de celles du néerlandais Fortis et de la britannique Bradford & Bingley.

Attac, qui a toujours dénoncé la dérégulation financière, réclame aujourd’hui "une nationalisation dans l’urgence, pas exclusivement des banques qui sont au bord de la faillite ou qui ont déjà fait faillite, mais des secteurs clé". "On a besoin de contrôler la circulation monétaire et financière dans le monde" ajoute M. Harribey.

Selon lui, cette nationalisation permettrait, à moyen terme, de "contrôler les flux de capitaux qui n’ont aujourd’hui plus rien à voir avec l’économie réelle (...), avec les nécessités de l’économie productive et du commerce de marchandises".

Pierre Khalfa (Solidaires) préconise de commencer par "la création de pôles bancaires publics européens. S’il n’est pas possible de le faire au niveau européen, il faut le faire au niveau national".

"Ca protègerait les épargnants, ça casserait net la spéculation et ça mettrait ces banques au service de l’économie réelle", selon lui.

Un plan de "colmatage" comme celui du secrétaire américain au Trésor, Henry Paulson est dans une toute autre logique : "faire payer par le contribuable le comportement erratique de la finance. Qui plus est, ce plan va entretenir la spéculation financière (car) des bons du Trésor américain vont être mis sur le marché", ajoute M. Khalfa.

Ces critiques font échos à celles du prix Nobel d’économie 2001, Joseph Stiglitz, qui a estimé jeudi que le plan américain de sauvetage du système bancaire était aussi inefficace que de "procéder à une transfusion sanguine massive à une personne souffrant d’une grave hémorragie interne".

Il a lui aussi préconisé l’option suédoise de nationalisation des banques, adoptée après la crise bancaire du début des années 90 due à une forte spéculation immobilière après la dérégulation du crédit en 1985. L’Etat avait alors injecté de l’argent dans les banques qui paraissaient pouvoir s’en sortir et laissé les autres s’effondrer. Deux banques avaient été nationalisées et l’Etat avait étendu ses garanties aux créanciers d’autres banques, mais pas aux actionnaires.

Damien Millet, du Comité pour l’annulation de la dette du Tiers monde (CADTM), cite lui l’exemple de la Malaisie qui, après la crise de 1997, a été le seul pays d’Asie du Sud-Est à refuser d’appliquer les mesures préconisées par le Fonds monétaire international (FMI), instaurant notamment un contrôle sur le mouvement de capitaux : "C’est le pays qui est sorti le plus vite de la crise", affirme-t-il.

article publié par ATTAC FRANCE le 5 octobre 2008


cgt : Une hausse malheureusement prévisible 40 000 chômeurs en plus au mois d’août 2008 !

La fin des emplois aidés, et surtout la crise de l’emploi ne peuvent déboucher que sur une augmentation du nombre de demandeurs d’emploi. La crise financière internationale n’y est pour rien puisqu’elle a éclaté 15 jours plus tard.

Plutôt que de pénaliser les chômeurs par de nouvelles sanctions, allant jusqu’à la radiation, le gouvernement serait mieux inspiré de revoir sa politique économique et sociale. Il n’y a pas de crise du chômage, mais une crise de l’emploi qui repose sur l’attitude des employeurs qui n’ont de cesse de toujours plus rémunérer les actionnaires. L’explosion de la précarité, le sous emploi et les bas salaires sont de nature à augmenter le nombre de demandeurs d’emploi y compris des non indemnisés.

Alors que le gouvernement préconise une baisse des cotisations avec un manque à gagner dans les caisses de l’UNEDIC de l’ordre de 3 milliards d’euros, faut-il rappeler qu’un demandeur d’emploi sur deux n’est pas indemnisé, un sur trois touche moins de 820 euros et le montant de l’indemnité moyenne est de 1049 euros.

L’heure n’est pas à la baisse des cotisations chômage. La négociation de la convention d’assurance chômage qui s’ouvre le 15 octobre prochain sera l’occasion de réaffirmer le droit à une indemnisation pour tous les demandeurs d’emploi, qu’ils soient jeunes ou moins jeunes, et d’une taxation de la précarité utilisée abusivement par de nombreux employeurs.

mise en ligne le 30 septembre 2008


Congrès HLM : Un froid entre la ministre et le mouvement HLM

Christine Boutin, ministre du logement est venue au congrès de l’USH pour confirmer toutes les craintes des congressistes. Elle a été fraîchement accueillie par Michel Delebarre retraduisant une partie des débats de ces trois jours de congrès et notamment de la séance plénière du matin où la critique rivalisait avec la colère.

Il décrira un projet de budget logement pour 2009 marqué par une « démobilisation » de l’Etat quand il en appelle avec le projet de loi Boutin à la mobilisation des acteurs. Il affirmera même que « On ne peut réserver le volontarisme aux discours et le profil bas aux budgets publics » et espérer dans les relations entre l’Union et le gouvernement retrouver un jour « le chemin de la table de négociation ». il demande à ce que le logement public soit au moins aidé au même niveau que le logement privé. Il s’oppose à « la brèche dans le droit au maintien dans le parc social » qu’il juge « inutile et dangereuse » et dénonce le durcissement des surloyers qui concernerait, pour les foyers dépassant le double des plafonds de ressources, seulement 9 000 des 4,2 millions de familles logées en HLM.  Il s’oppose encore à la remise en cause de l’article 55 de la loi SRU ainsi qu’au dévoiement d’une volonté de mutualisation de moyens prônée par l’Union et se traduisant par la taxe sur les fonds propres des organismes. Il dénonce enfin le rapt des ressources du 1 % logement.La fin de son intervention fera référence à celui de Martin Luther King et à son rêve américain, pays qui aujourd’hui procède à une forme de renationalisation d’une partie du secteur bancaire.Le rêve de Michel Delebarre vaut testament puisqu’il quitte la présidence de l’Union.

Les applaudissements entre son intervention et celle de la ministre est un hommage du congrès à son président sortant.Car cette dernière a aussi été fraîchement accueillie par la salle au point qu’elle s’est senti obligée de lui demander explicitement de la soutenir après les deux tiers de son discours. Elle n’obtiendra que de timides applaudissements alors qu’elle indiquait son opposition au retrait du critère logement social dans la détermination de la DSU. Elle ne sera applaudie, et loin d’emporter la salle, que deux fois ensuite : lorsqu’elle affirmera croire que les organismes HLM n’ont « pas de magot caché » et à l’issue de son discours.

Quelques éléments de son intervention qui, non seulement confirme l’ensemble des mesures néfastes de son projet de loi, mais en éclaire certaines logiques :

Ainsi donc, elle s’appuie sur une évolution de cette loi qui avait été contestée en son temps et confond obligation en logement et obligation en population pauvre dans une logique de dame patronnesse. Hélas, on oubliera rapidement le froid qui a existé lors de son intervention hors du cercle très fermé des participants réguliers de ce congrès … Sauf si le mouvement de convergence que certains des participants ont appelé de leur vœux existe et notamment dans la mobilisation pour mettre en échec le projet de loi Boutin.

mise en ligne le 26 septembre 2008


Prime de transport : Insuffisante par rapport aux besoins des salariés

Alors que François Fillon n’a toujours pas répondu officiellement aux propositions des organisations syndicales qu’il a pourtant sollicitées. Par voie de presse, le 1er Ministre a précisé ses intentions quant à la prime transport. Au-delà de la méthode qui ne constitue pas un modèle de dialogue social, les éléments communiqués suscitent de la part de la CGT plusieurs remarques.

Si le principe de la généralisation de la carte orange va dans le bons sens, les dispositifs envisagés pour les salariés ne pouvant avoir accès aux transports en commun, ne font pas le compte.

Le niveau envisagé, le caractère facultatif de la mesure, nous conduisent à penser que le dispositif ne répondra pas aux besoins des salariés, par ailleurs confrontés à de graves difficultés en matière de pouvoir d’achat.

La CGT souhaite que le Premier ministre réponde aux propositions qu’elle a formulées et qui lui ont été transmises par courrier, à savoir : le principe de remboursement de la carte orange existant en Ile-de-France, il doit être généralisé à l’ensemble du territoire.

Le niveau de l’aide au transport particulier doit se situer au même niveau que celui du transport en commun et revêtir un caractère obligatoire.

mise en ligne le  jeudi 11 septembre 2008


65 heures de travail hebdomadaire, voire plus.

Voilà l'accord européen sur le temps de travail ! C'est l'Europe du capital qui a été validé dans le traité simplifié de Sarkozy avec la bienveillance d'une majorité de socialistes.

Communiqué de la CGT :

L’accord intervenu hier entre les 27 Etats membres de l’Union Européenne sur la durée du travail constitue une véritable régression sociale Il pérennise, sans aucune échéance limite, « l’opt out » c’est-à-dire la possibilité pour un employeur de déroger à la durée maximale hebdomadaire de 48 heures, dans une relation de gré à gré avec le salarié. Cela rend possible des durées de travail pouvant aller jusqu’à 65 heures hebdomadaires, voire plus.

C’est en contradiction avec la directive actuelle qui, au contraire, prévoyait de mettre un terme à « l’opt out ».

Sur le temps de garde (médecin de garde en hôpital), alors que la Cour de justice européenne a jugé à plusieurs reprises que la période dite « inactive » du temps de garde devait être considéré comme temps de travail effectif et payé comme tel, l’accord d’hier considère que ce n’est pas du temps de travail effectif.

Jusqu’ici, le gouvernement français avait toujours refusé ce type de compromis. Il a hier procédé à un revirement complet, et apporté son soutien à cet accord, en se désolidarisant de l’Espagne, de la Belgique, de la Grèce, de la Hongrie et de Chypre. Cette attitude a permis l’adoption du texte à la majorité qualifiée.

Cela augure très mal de la façon dont la France compte gérer la dimension sociale de l’Europe durant sa présidence de l’Union Européenne dès juillet 2008.

Les déclarations d’autosatisfaction du Ministre du travail français, Xavier Bertrand, éclairent l’enjeu du projet de loi de déréglementation du temps de travail qui doit être validé au Conseil des Ministres français du 18 juin, et qui anticipe déjà sur la mise en œuvre de « l’opt out » dans le droit français.

Les mobilisations du 17 juin seront la première et forte réponse des salariés de France pour que le gouvernement français retire la déréglementation du temps de travail de son projet de loi d’une part et pour que le parlement européen ne valide pas l’accord intervenu entre les ministres du travail des Etats membres.

lire l'article du journal l'humanité

lire le communiqué d'ATTAC

mise en ligne le 11 juin 2008 - mise à jour 13 juin 2008 -


- un cri d'alarme d'Alain Trautmann animateur du collectif SAUVONS LA RECHERCHE

lire l'appel

mise en ligne le 26 mai 2008


manifestation du 22 mai : lire le tract de la CGT

mise en ligne le 13 mai 2008


Communiqué commun Cfdt, Cfe-Cgc, Cftc, Cgt, Fo rendez-vous de 2008 sur les retraites

Pour les confédérations syndicales, le « rendez vous de 2008 sur les retraites », doit être l'occasion de consolider le système par répartition, seul à même d'assurer la solidarité indispensable entre générations et de répondre aux exigences de justice sociale.

Fondamentalement, l'avenir des retraites est lié à la situation de l'emploi et des politiques économiques. Les confédérations syndicales n'entendent cependant pas nier les différences d'approche existantes entre organisations sur les réponses à apporter.

Mais face au blocage gouvernemental sur les principales propositions des organisations syndicales (garantie et niveau des retraites, droit à la retraite à 60 ans, durée de cotisation, reconnaissance de la pénibilité, ressources financières assurant l'avenir à long terme du système de retraite, réduction des inégalités entre les femmes et les hommes…), les confédérations décident d'appeler à une journée nationale interprofessionnelle d'action et de manifestations le 22 mai 2008.

Elles appellent les salariés, les jeunes et les retraités à être nombreux le 22 mai dans l'action et les manifestations pour la défense de la retraite solidaire.

mise en ligne le 1er mai 2008


Le réchauffement climatique : une prise de conscience grandissante du grand public

Une enquête réalisée par l’institut ISL pour l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe) confirme ce regain d’intérêt :

33% des Français considèrent aujourd’hui le changement climatique comme une priorité environnementale alors qu’ils étaient seulement 19% en 2005.

La pollution de l’air arrive en seconde position avec 21% des sondés puis enfin celle des eaux (18%).

47 % des sondés pensent que les raisons du réchauffement sont dues à l’effet de serre (47%). 13% des Français interrogés pensent que cela est dû à des causes naturelles, et 38% pensent que l’on ne peut pas savoir les raisons du changement.

L’enquête montre un gros écart entre ce que l’on doit faire et les motivations de chacun pour suivre les recommandations : 80% des Français pensent que l’instauration d’une vitesse limitée sur les véhicules de série est souhaitable, seuls 20% sont d’accord pour augmenter le prix des carburants. Enfin, la mesure qui vise à baisser la vitesse sur l’autoroute pour la limiter à 110 km/h est jugée acceptable pour la moitié des sondés.

mise en ligne le 29 avril 2008


Interview de Nicolas Sarkozy : Rabâchage présidentiel - Communiqué du PCF :

Nicolas Sarkozy s’est exprimé dans une longue interview télévisée pour dresser le bilan de sa première année en tant que Président de la République.

S’il était évident que 90 minutes ne suffiraient pas à effacer un année de calamité, les français ne pourront que ressentir colère et amertume. Il ne faudrait pas que Nicolas Sarkozy prenne son cas pour une généralité lorsqu’il affirme s’être « préparé aux déceptions ».

Un Président de la République qui confond naturalisation et carte de séjour ou ne fait pas de différences entre le Gaz et le fioul est non seulement extrêmement inquiétant, mais donne à voir d’un grave manque de sérieux et de compétences.

Puisque Nicolas Sarkozy avoue lui-même que le capitalisme « marche sur la tête », il ferait bien de regarder du côté des propositions du PCF pour rompre avec l’injustice et la brutalité de la politique du gouvernement. Nicolas Sarkozy n’est pas en échec, il est nuisible. Jeudi soir, il n’a rien.il n’a rien annoncer, sinon qu’il continuera la même politique, que les français soient heureux ou pas. Et ils ne le sont pas.

mise en ligne le 26 avril 2008


OGM : Communiqué d’André CHASSAIGNE, député communiste du Puy-de-Dôme

L’amendement 252 que j’ai défendu au nom des députés communistes et républicains et fait adopter dans le cadre de l’examen du projet de loi relatif aux OGM proposait que les organismes génétiquement modifiés ne pourraient être désormais cultivés, commercialisés ou utilisés que dans la garantie du respect « des structures agricoles, des écosystèmes locaux et des filières de production et commerciales qualifiées “sans organismes génétiquement modifiés”, et en toute transparence. » Cet amendement implique notamment que les territoires concernés par les signes de qualité AOC, agriculture biologique et autres filières protégées, et qui font la force de notre agriculture, avec des cahiers des charges très stricts, excluent la présence d’OGM. 

Cette disposition serait un encouragement pour assurer une alimentation de qualité et sa promotion en France comme à l’étranger. Cet amendement a d’ailleurs suscité l’adhésion des Français, puisqu’en quelques jours l’appel à son soutien a déjà permis de rassembler plus de 25 000 signatures. Une lettre ouverte signée par 40 personnalités a amplifié cette mobilisation.

Or, sur injonction du gouvernement, le Sénat vient dans la nuit du 16 au 17 avril de le modifier en ajoutant que « la définition du “sans organismes génétiquement modifiés” se comprend nécessairement par référence à la définition communautaire. Dans l’attente d’une définition au niveau européen, le seuil correspondant sera fixé par voie réglementaire, sur avis du Haut conseil des biotechnologies, espèce par espèce. ». Je souhaite faire aujourd’hui état de ma forte déception et de mon analyse sur l’alinéa rajouté à l’amendement 252.

Le principe suivant lequel « la définition du “sans organismes génétiquement modifiés” se comprend nécessairement par référence à la définition communautaire » témoigne d’une interprétation tendancieuse de la législation européenne en vigueur.

L’Union européenne établit en effet un seuil d’étiquetage à partir duquel la présence d’OGM est indiqué, à savoir 0,9 % de présence fortuite d’OGM dans le produit. Cet étiquetage a pour effet de tromper le consommateur en lui faisant croire qu’en dessous de ce seuil, aucun OGM n’est présent. Mais rien n’empêche que la législation nationale définisse a contrario que des produits soient considérés « sans OGM ». C’était d’ailleurs l’objet d’un de mes amendements en première lecture.

Sur cette base, rien n’empêche également les Etats membres d’interdire donc dans des zones entières toute présence d’OGM. L’Autriche l’a d’ailleurs fait pour certains territoires sans s’attirer les foudres de la Commission européenne.

Loin de répondre à cette attente, le sous-amendement du Sénat rejette les zones sans OGM et se défausse sur le pouvoir réglementaire pour qu’il définisse après avis du Haut Conseil les seuils de présence d’OGM, espèce par espèce. Or, si l’on se situe dans une analyse au cas par cas, le risque est grand que l’autorité administrative vienne contredire le principe de protection des zones particulières. Le développement des cultures OGM ne respectera alors plus les zones protégées. Mon amendement initial privilégiait au contraire une vision globale de la protection.

Le gouvernement qui a inspiré cette modification cherche donc à l’évidence à jeter le trouble dans les esprits, en vidant mon amendement de son contenu, pour donner des gages à la majorité. Les députés communistes et républicains se battront donc à l’Assemblée nationale pour redonner à l’amendement 252 sa cohérence en retirant l’ajout émanant du Sénat.

Pour tout contact : Nicolas LIEBAULT, 06 69 54 71 25 - mise en ligne le 19 avril 2008


OGM : la gauche dénonce un "débat fantoche"
Les sénateurs ont modifié cette nuit l'amendement Chassaigne qui interdisait les OGM dans les zones AOC. C'était la seule demande que leur avait faite Jean-Louis Borloo hier soir à l'ouverture de la discussion en 2e lecture du projet de loi sur les OGM. Selon Jean Bizet, le rapporteur du projet de loi, il s'agissait de "rendre conforme au droit européen" l'ajout proposé par M. Chassaigne. Jean-Marc Pastor (PS) a annoncé que son groupe "ne continuerait pas à participer à un débat fantoche". Seul l'article 1er, ainsi modifié, doit désormais revenir devant l'Assemblée nationale pour une dernière lecture. (source: édition informatique du Monde)

mise en ligne le 14 avril 2008


OGM. : Le Comité 252 lance son appel.

Représentants de partis politiques (PCF, PS, Verts), scientifiques, agriculteurs, restaurateurs ou personnalités investies dans la lutte pour l’environnement, ils réclament le maintien de l’amendement 252, autrement dit amendement Chassaigne, au projet de loi sur les OGM. Hier après-midi, plus de 11 000 personnes avaient déjà signé cet appel.

Cet amendement continue « à semer la zizanie dans l’UMP », souligne L’Humanité qui évoque l’interview de B. Accoyer au Parisien. Mais c’est aussi Michel Barnier, le ministre de l’Agriculture, qui appelle, dans une interview publiée par Le Figaro, à « plus de raison et moins de passions » dans le débat sur les OGM. 

C’est que la polémique tombe réellement mal. Ainsi, sur le Grenelle de l’environnement, « les associations expriment leur déception sur la taxe carbone », indiquent Les Echos. De plus, qu’il s’agisse de cette taxe, des OGM, de la carte famille nombreuse, de la carte militaire, de la RGPP ou de la modernisation de l’économie, un mois après les municipales, « l’exécutif multiplie les couacs et les points de friction avec la majorité », estiment Les Echos : « la majorité n’a toujours pas trouvé ses marques ».

Pourtant, le débat sur les OGM ne saurait se limiter au seul embarras d’une majorité parlementaire, car c’est de la faim dont il est question. Or, selon une journaliste des Echos (rubrique « idées »), « les OGM ne sauveront pas la planète de la faim. » Car, « partout il existe des réserves de productivité importantes, freinée par la guerre, la corruption, l’ignorance, l’absence de financement, d’équipements ou de structures. »

mise en ligne le 14 avril 2008


Emeutes de la faim

Selon la F.A.O. (Organisation des nations unies pour l’alimentation et l’agriculture) + de 854 millions de personnes sont victimes de la faim dans le monde et 37 pays sont actuellement menacés.

En deux mois, le prix du riz a augmenté globalement de 75%, voire plus dans certains pays. Celui du blé a fait un bond de 120% en un an, selon la Banque mondiale.

mise en ligne le 14 avril 2008


La CGT propose trois exigences qu’elle soumet au débat :

  1. Dans le public, comme dans le privé, le taux de remplacement du salaire net par la pension nette ne devra pas être inférieur à 75 % (...)
  2. Pour une "carrière complète", pas de retraite inférieure au montant du SMIC net (...)
  3. Retour à l’indexation sur les salaires des droits à retraite en cours d’acquisition dans le secteur privé et pour l’augmentation des pensions pour les retraités du public comme du privé.

Assurer un droit à la retraite à 60 ans

Ce que réclame la CGT :

La reconnaissance d’une carrière complète" à 60 ans en intégrant entre 18 et 60 ans toutes les périodes d’études, de formation, d’apprentissage, d’activité professionnelle ou d’inactivité forcée (chômage, recherche d’un premier emploi....).

Egalité et solidarité

Le système "épargne retraite"

C’est ce système "d’épargne-retraite" mis en place en Grande-Bretagne par Margaret Thatcher qui a fait faillite. "Seul 1 travailleur britannique sur 4 peut espérer disposer d’une retraite convenable".

Un autre financement

- priorité à l’emploi des jeunes et des seniors La CGT fait, d’autre part, cinq propositions pour apporter les ressources complétaires :

1 - Tous les éléments de rémunérations complémentaires doivent être soumis désormais à cotisation pour la retraite

2 - Une contribution sur les revenus financiers des entreprises serait instaurée.

3 - La contribution des entreprises serait modulée afin de pénaliser les entreprises qui licencient et recourent à une main d’oeuvre précaire

4 - le Fonds de réserve pour les retraites se verrait doté d’une ressource pérenne à hauteur des besoins, prélevée sur les dividendes versés par les entreprises

5 - Au bout du compte, les salariés pourraient consentir une hausse de leurs cotisations pour permettre l’équilibre des régimes et sécuriser le droit à la retraite pour tous.

mise en ligne le 30 mars 2008


Plan "Espoir banlieue" : intervention de N. Sarkozy

Nicolas Sarkozy a « dévoilé » le 8 février 2008 le plan Espoir Banlieue. Son ambition, a-t-il expliqué est de « réinventer la ville », évoquant un « enjeu de civilisation ».

- Pour aider les collectivités à construire des voies de bus, des tramways et à les sécuriser, il annonce le déblocage d’une enveloppe de 500 millions d’euros prélevés sur les financements du Grenelle de l’environnement

- Il annonce l’installation d’une police qui protègera « à tout moment, les habitants des quartiers. Ce sera le rôle des 200 « unités territoriales de quartier ». . En trois ans 4 000 policiers viendront ainsi renforcer la sécurité dans les banlieues, notamment dans les départements les plus marqués par les violences urbaines. « Contre ces violences, en particulier, seront déployées des compagnies spécialisées au recrutement sélectif et comptant plus d’une centaine d’hommes » a-t-il précisé.

- Il souhaite créer un « contrat d’autonomie » qui permettrait « d’accompagner vers l’emploi en trois ans plus de 100.000 jeunes des quartiers en difficulté, en y favorisant les créations d’entreprises ».

- Il annonce que des écoles de la deuxième chance, destinées à ceux qui ont décroché du système scolaire, vont être généralisées dans toute la France et souhaite que ces écoles puissent bénéficier de la taxe d’apprentissage. « Je veux que l’Etat s’engage financièrement » a t-il affirmé.. Il veut en faire « la priorité de son quinquennat ». « Je veux que l’école de la 2e chance devienne pour notre République en ce début du XXIe siècle, une priorité comme l’école primaire le fut jadis pour la IIIe République, c’est le même effort, c’est la même logique » mais « Il faut du temps parce qu’il faut former les enseignants, il faut créer les structures… ».

- Il annonce la création dans les quartiers prioritaires de « 30 sites d’excellence », dont au moins six lycées professionnels, où l’enseignement devra « rivaliser avec les meilleurs établissements » scolaires. Ces établissements seront jumelés avec des établissements d’enseignement supérieur ou des entreprises et recruteront dans des « classes d’élite » les meilleurs élèves de chaque niveau. Ces établissements seront dotés d’un encadrement renforcé par une « équipe de soutien » et d’une « banque de stages ».

- Il annonce également la création de 4000 places dans des internats de réussite éducative qui seront à proximité des quartiers sensibles. Ces places seront destinées aux enfants issus de milieux défavorisés.

ma réaction :

500 millions pour les infrastructures de transport, c'est mieux que zéro mais franchement, vu les coûts, c'est une somme ridicule. Ces crédits seront prélevés sur le "grenelle" qui a prévu 4 milliards de l'Etat d'ici 2020 pour les transports collectifs. Ce sont encore les collectivités locales qui feront l'essentiel de l'effort financier.

Retour de la police de proximité, c'est une preuve de l'échec de sa politique comme ministre de l'intérieur et président. Mais avec 4000 policiers en plus, les quartiers seront encore loin du nombre de policiers par habitant à Paris ou Neuilly.

Ecole de la 2ème chance, oui, mais on ne l'a pas attendu, cela existe déjà, financée en partie par l'Etat. A St Quentin en Yvelines, on votera une subvention au prochain comité de la CASQY le 21 février prochain. Donc effet d'annonce, rien de nouveau sous le soleil !

Pour le reste, Rien sur le rééquilibrage territorial pour construire des logements sociaux partout en France, rien sur la lutte contre le chômage en dehors de déclaration pieuses.Un an pour accoucher de cela ! Sarkozy a été plus rapide pour faire voter en juillet dernier 15 millirds de cadeaux fiscaux pour ses amis milliardaires. Cela fait 20 ans que ce qui est annoncé par Sarkozy est fait dans les quartiers mais sans moyens financiers ....! Pour un "enjeu de civilisation", c'est affligeant. De plus les mesures d'ensemble ne sont pas chiffrées. Tout ceci est de la poudre aux yeux avant les municipales !

mise en ligne le 8 février 2008


1 031 500 : c’est le nombre de personnes privées de domicile personnel

100 000 : personnes sont sans-domicile- fixe

2 187 000 : c’est le nombre de personnes vivant dans des conditions de logement très difficiles

3 318 500 : c’est le NOMBRE TOTAL DE PERSONNES CONNAISSANT UNE PROBLEMATIQUE FORTE DE MAL-LOGEMENT

selon le rapport 2008 de la Fondation Abbé Pierre

mise en ligne le 3 février 2008


ATTAC France communique :

Les grandes firmes de l’industrie agroalimentaire internationale diffusent les OGM comme dernier avatar de leur mainmise sur l’agriculture. Cela se fait au détriment des paysans et des consommateurs du monde entier, en détruisant les agricultures paysannes de proximité, au détriment de la biodiversité et sans la moindre assurance qu’il n’y a pas de risque pour la santé des consommateurs.

ATTAC salue et soutient les grévistes de la faim, qui réclament le dépôt de la clause de sauvegarde auprès de l’Union européenne conformément aux promesses faites par le Gouvernement français à l’issue du Grenelle de l’environnement et à ce jour non tenues. Ce combat pour la liberté et le droit de produire et de consommer sans OGM est partie intégrante du combat altermondialiste. Une autre agriculture, un autre monde sont possibles.

mise en ligne le 4 janvier 2008


Voici un communiqué du syndicat de la magistrature daté du 7 décembre 2007

Pour gagner plus, dénoncez plus !

A quelques jours d’intervalle, deux événements font de la délation un moyen d’enquête privilégié pour la police.

A Villiers-le-Bel, des appels à témoins ont été lancés par voie de tracts promettant une rémunération à ceux qui pourraient donner des renseignements sur les violences commises à l’égard de fonctionnaires de police au cours des récentes émeutes, faits qui ont donné lieu à l’ouverture d’une information judiciaire.

La Direction départementale de la sécurité du Var franchit aujourd’hui un nouveau cap en admettant avoir mis en place un projet pilote de serveur Internet pour permettre aux citoyens d’envoyer des textes, photos ou vidéos afin de signaler des infractions.

Nicolas Sarkozy prônait récemment la fin des dénonciations anonymes en matière de fraude fiscale, en évoquant les heures sombres de Vichy. L’incitation à la délation par les autorités policières pour la délinquance de rue confirme le risque d’une société à deux vitesses où les droits et libertés du plus grand nombre pourraient être bafoués pendant que ceux de quelques privilégiés seraient renforcés.

Le Syndicat de la magistrature s’alarme de la multiplication de tels procédés d’enquête, aux contours juridiques flous, qui ne peuvent qu’envenimer les relations entre les citoyens et banaliser la délation. Il appelle les magistrats ayant la maîtrise des enquêtes à refuser cette dérive.

mise en ligne le 31 décembre 2007


Prix du gaz : les mensonges des médias ou les oublis volontaires ?

Donc le gaz va augmenter de 4% au lieu des 6% demandés par Gaz de France ! Ouf " grâce au gouvernement ", on échappe à 2% de plus. Cette infomation est-elle fausse ? Que néni, la "déontologie" journalistique intérdirait de dire des choses inexactes ! Il manque peut-être quelques "infos" supplémentaires :

M Cirelli lui-même avait déclaré récemment que le prix du gaz resterait stable jusqu'en 2010. Alors le pouvoir d'achat des français ? Il ne sera pas touché, j'ai même entendu un journaliste de la télévision dire que cela ne fera que 2 à 3 € par mois ! Et le prix du pain, de l'essence, les forfaits médicaments, le logement, les salaires, ...ah non les salaires eux n'augmentent pas, compétition internationale et dividende des actionnaires obligent ! Combien de temps les français vont-ils accepter cette duplicité à la fois du gouvernement et des médias ?

Et pour finir sur le gaz, la privatisation de Gaz de France au profit du groupe Suez n'a évidemment aucun lien avec cette décision. (humour !)

mise en ligne le 28 décembre 2007


MARCHES PUBLICS : Comme au bon vieux temps estime "Que Choisir ?"

"La suppression du délit de favoritisme fait partie des quinze propositions du rapport Stoléru sur l’accès des PME aux marchés publics. Très peu commentée, la mesure pourrait avoir des conséquences sur certains postes budgétaires des ménages, comme celui de l’eau (et des ordures ménagères NDLR)

Il fallait oser. Chargé par Nicolas Sarkozy d’un rapport sur l’accès des PME aux marchés publics, l’ancien secrétaire d’État Lionel Stoléru a rendu sa copie le 6 décembre. Inhabituellement courte (15 propositions seulement), elle contient un morceau de choix. L’auteur propose d’abroger le délit d’octroi d’avantages injustifiés, plus communément appelé délit de favoritisme. L’article 432-14 ne serait pas amendé, ni même édulcoré, mais purement et simplement rayé du code pénal. Motif ? Le délit de favoritisme « tétanise inutilement les acheteurs » publics. « Cette dérogation doit s’inscrire dans la dépénalisation de la vie des affaires voulue par le chef de l’État », se justifie Lionel Stoléru". [...]

Voir en ligne : La déclaration de Que choisir

mes commentaires sur cette information : Un effet immédiat que cette décision, si elle était prise, pourrait avoir pour les habitants de Magny les Hameaux dans le dossier du scandale des Ordures Ménagères du SICTOM de Rambouillet et du SYMERIS (devenu SITREVA) : La chambre régionale des comptes a relevé dans son rapport (voir) cette infraction de délit de favoritisme lors de l'attribution en 1994 d'une délégation de services publics pour 20 ans à VALORYELE. Depuis, des prix et des dispositions "léonines" ont été établis, conséquences : les contribuables ont payé et continuent de payer ! Avec Sarkozy, on ne pourra même plus faire appel à la justice pour se faire rembourser des rackets organisés ! Merci Nicolas, les patrons "voyous" pourront dormir tranquilles !

mise en ligne le 19 décembre 2007


Relations entre l’Etat et les collectivités locales : le rapport Lambert veut aller vite !

c'est très grave, Sarkozy prépare l'asphyxie des collectivités locales

Le rapport fustige notamment "une inflation de la dépense publique liée autant aux doublons de structures ... qu’à la contractualisation..."

La quasi-totalité des politiques publiques fait l’objet d’interventions et de financements croisés de l’Etat, des collectivités, voire d’autres acteurs publics (Sécurité sociale,...). Le rapport publie un tableau de la répartition du financement public par grands secteurs en 2007.

Régions et départements

Donc la solution proposée est de revenir sur la clause de compétence générale. Deux solutions sont évoquées : une clarification ou bien une spécification. Rappelons que celle-ci permet de régler les "affaires de leur compétence" sans qu’une définition précise et limitative existe. "Les collectivités peuvent donc intervenir, sous le contrôle du juge, dans tout domaine, sur la base de l’intérêt public local et dès lors que la compétence n’est pas dévolue par les textes à une autre personne publique". Communes et Intercommunalités

Alain Lambert demande aux communes de procéder aux nécessaires économies d’échelle. Une modulation des dotations communale et intercommunale doit être imaginée pour encourager ce mouvement, au moyen d’un coefficient d’intégration budgétaire, avant de globaliser les concours de l’Etat dans une DGF territoriale unique, de façon expérimentale avec les collectivités volontaires".

Le rapporteur se prononce pour une double désignation des conseillers municipaux et intercommunaux au suffrage universel à partir de 2014 en tenant compte du mode de scrutin des petites communes. Le vote pouvant avoir lieu à la majorité qualifiée ou simple. Il invite à la rationalisation de la carte avec la fusion de communautés de communes et la "réduction drastique des syndicats".

La deuxième partie réclame un allègement des contraintes normatives qui s’impose aux collectivités avec la possibilité de faire valoir le point de vue du financeur et du responsable de la mise en oeuvre. Dans l’attente, le groupe de travail recommande au gouvernement un moratoire de l’édiction des normes réglementaires concernant les collectivités.

La troisième partie du rapport s’interroge sur "le partage de l’effort entre les différentes composantes des administrations publiques. Or, à périmètre de compétences constant, Alain Lambert constate que les dépenses locales sont passées de 8 % du PIB à 9,5 % en 25 ans. Or, l’Etat se substitue de plus en plus au contribuable local sous forme de compensations d’exonération de fiscalité locale. Ce qui augmente le plus ce sont les dépenses de fonctionnement et donc principalement du personnel... La rémunération moyenne par agent a progressé deux fois plus vite dans la FPT que dans la FPE sur les 20 dernières années.

Alain Lambert critique l’absence de comparaison systématique des politiques publiques locales (des modes de gestion...), des choix techniques. De surcroît comme un habitant sur deux ne paie pas de taxe d’habitation, les activités capitalistiques sont pénalisées au niveau de la TP... Donc pour citer Alain Lambert :

"Les collectivités locales, même si elles sont attentives à la pression fiscale, ont ainsi les moyens d’accroître les services rendus et de répondre à la demande sociale locale sans que les contribuables locaux, bénéficiaires des services, n’en supportent en totalité le coût"

Pour réduire ces dotations qui "pèsent dorénavant d’un poids excessif pour le budget de l’Etat", il faut mettre un frein à l’évolution des DGF communales au profit de l’intercommunalité et à terme territorialiser la DGF. Autre solution : supprimer les dégrèvements et les transformer en exonérations facultatives décidées par les communes qui seraient ainsi responsabilisées.

Pour faire ces réformes, il faut aller vite. Certaines propositions pourraient s’appliquer dès 2008, certaines pourraient être expérimentées dans deux ou trois régions par rapport aux compétences, une loi organique généraliserait ensuite la nouvelle organisation. Le rapport Lambert sera soumis à la prochaine Conférence nationale des exécutifs locaux qui se réunira en janvier.

mise en ligne le 11 décembre 2007


Encore un coup de Sarkozy contre les gens modestes : Fin de l'exonération de la redevance TV pour 780.000 foyers !

A partir de 2008, quelque 780.000 foyers, principalement des personnes âgées modestes, devront acquitter les 116 euros de redevance audiovisuelle. Le dispositif provisoire qui les en dispensait arrive en effet à échéance. Coup dur pour les quelque 780.000 foyers jusqu'alors exonérés du paiement de la redevance audiovisuelle. A partir de 2008, ils devront débourser les 116 euros de cette taxe, a confirmé Bercy ce lundi. "Une loi a été votée il y a trois ans, il n'y a pas de dispositif prévu et, à ce stade, la loi s'applique", a-t-on indiqué au ministère. L'exonération de redevance est en revanche maintenue pour les handicapés, soit quelque 28.000 foyers.

Une loi votée en 2004 prévoyait l'adossement de la redevance sur la taxe d'habitation et a permis d'économiser 100 millions d'euros sur les frais de collecte. Mais cette réforme assujettissait à la redevance des personnes jusqu'alors exonérées, principalement des personnes âgées modestes. Un dispositif leur assurant une exonération de trois années supplémentaires (jusqu'en 2007) avait alors été mis en place par le parlement.

Lors de l'examen du budget des médias, vendredi par l'Assemblée nationale, le député PS de Paris, Patrick Bloche, avait dénoncé la "bombe à retardement" que représente la réintégration brutale de plusieurs centaines de milliers de foyers comme redevables de cette redevance. Lundi, le Parti socialiste, par la voix de Stéphane Le Foll, directeur de cabinet de François Hollande, a jugé qu'"il n'était pas acceptable de revenir sur l'exonération de la redevance télé pour les personnes âgées".

source : La Tribune 19 novembre - mise en ligne le 20 novembre 2007


Un pouvoir qui gère pour les grandes fortunes

En lisant les documents ci-dessous (texte ou diaporama), vous vous apercevrez que le gouvernement se sert de la question des régimes spéciaux pour engager un combat contre les salariés. Après les salariés de la SNCF, de la RATP, des Electriciens, etc., ce sera le tour des autres !!

pour comprendre les régimes spéciaux (CGT)

diaporama de l'Union syndicale SOLIDAIRE

journal de 4 pages de Pour la République Sociale ( de Jean Luc Mélanchon PS)

mise en ligne le 18 novembre 2007 - mise à jour le 19 novembre 2007


communiqué de la CGT : Le ministère du Travail doit cesser de s’opposer à l’extension de l’accord sur la formation professionnelle dans l’économie sociale

Le ministère du Travail, par son absence de réponse, refuse d’agréer l’accord interbranches sur la formation professionnelle tout au long de la vie dans l’Economie sociale signé, le 22 septembre 2006, entre, d’une part, trois confédérations syndicales (CFDT, CGT, CFTC) et, d’autre part, l’USGERES, l’UNIFED et le GEMA, les trois groupements d’employeurs du secteur de l’Economie sociale. Ce refus se traduit par l’impossibilité d’engager la procédure d’extension de cet accord auprès des deux millions de salariés de l’Economie sociale (associations, mutuelles, coopératives, fondations).

La CGT proteste contre cette décision ministérielle, laquelle vise à empêcher l’application pleine et entière d’un accord qui, dans le secteur de l’Economie sociale, était le premier du genre à vocation interprofessionnelle. Ce sont, en particulier, les salariés des très petites en-treprises du secteur qui sont ainsi privés de dispositions conventionnelles plus favorables que la loi. La décision ministérielle s’explique aussi par le refus des pouvoirs publics de reconnaître les employeurs de l’Economie sociale, au nombre de 210.000, en tant qu’acteurs, autonomes du MEDEF, de la négociation collective sur le champ interprofessionnel.

La CGT proteste contre ce soutien implicite apporté par les pouvoirs publics à la prétention hégémonique du MEDEF à se revendiquer représentatif de l’ensemble des employeurs. Elle appelle ses fédérations les plus concernées à intervenir auprès du ministère du Travail.

mise en ligne le 15 novembre 2007


Nouveau traité européen : loin des besoins d'une Europe sociale

Communiqué de la CGT : "En dépit du désir des citoyens européens de pouvoir se prononcer par référendum sur le nouveau traité, ni les chefs d'état, ni le Président de la République Française ne choisissent cette voie démocratique de ratification. Les enjeux sont pourtant importants. Au-delà de l'exigence d'une Europe plus démocratique, la Cgt avait défini ses axes d'intervention : le développement d'une Europe de projets solidaires ; le développement d'une Europe sociale ; l'exigence d'une directive cadre sur les services publics. Pour la Cgt, ce traité modificatif ne donne pas les moyens de répondre aux préoccupations exprimées par les salariés français ni au besoin d'une relance d'une Europe solidaire et démocratique.

La dimension sociale de l'Europe n'y est pas réellement renforcée. La « Charte des droits fondamentaux » n'est toujours pas intégrée à part entière dans le traité. L'application contraignante de celle-ci qui était notre revendication principale, reste à géométrie variable puisque la Grande Bretagne en est dispensée. Le rôle des partenaires sociaux et la place du dialogue social ne sont pas renforcés.

Si l'objectif de « concurrence libre et non faussée » a été supprimé du traité lui-même, le concept est repris à maintes reprises dans le traité sur le fonctionnement de l'UE et fait l'objet d'un protocole additionnel. La clause de « non atteinte à la libre concurrence » reste la règle générale applicable aux Services Publics. La séparation entre Services d'Intérêt Général (SIG) et Services d'Intérêt Economique Général (SIEG) continue à poser un problème majeur. Elle renvoie tous les secteurs des transports, de la communication, de la santé et de l'énergie à la logique concurrentielle.

Nous sommes très loin de la définition d'une véritable Europe sociale et démocratique qui permettrait de développer de grands projets communs comme dans les domaines de l'énergie, de la recherche, de la formation, des grands équipements collectifs.

La Cgt ne peut, dans ces conditions, que réitérer sur ce nouveau traité l'appréciation négative qu'elle avait portée sur le précédent projet de traité constitutionnel. Elle agira pour que les citoyens français soient consultés par référendum avant toute ratification".

mise en ligne le 10 novembre 2007


Nous aussi on veut 140%

C'est sous ce type de quolibet, faisant allusion à l'augmentation de la rémunération du président de la république que les pêcheurs ont accueilli le Nicolas Sarkozy au Guilvinec. Le site du monde passe la vidéo où Nicolas Sarkozy perd son calme

Voir la vidéo : Nicolas Sarkozy s'emporte au Guilvinec

mise en ligne le 6 novembre 2007 © Le Monde.fr


un article très révélateur publié par le journal MARIANNE : Les peuples d'Europe veulent un référendum !

L'industrie du sondage se porte bien en France : tous les jours les télévisions, les radios et les magazines nous abreuvent d'études sur les sujets les plus divers. Récemment, un journal a publié une enquête établissant que 93% des Français étaient prêts à respecter l'écologie dans leur vie quotidienne. Une très grande majorité de Français a aussi pris position sur le divorce du couple Sarkozy. Non, non, non, il n'aurait aucune conséquence sur la vie politique.

Pourtant, aucun parti ni aucun organe de presse français n'a jugé utile de commander une étude d'opinion au sujet du Traité européen que l'Union européenne propose de faire adopter par les Parlements nationaux. C'est ce qu'a fait le Financial Times en commandant à l'Institut Louis Harris une étude dans les cinq nations pionnières de l'Europe (voir ci-dessous). Le résultat y est édifiant : 63% des Français sont favorables à l'organisation d'un référendum sur le sujet, et l'exigence est encore plus marquée en Allemagne et dans les autres pays européens.

À bien y réfléchir en ce qui concerne la France, ce résultat est parfaitement cohérent avec le vote enregistré lors de la dernière élection présidentielle : à l'exception notable de Nicolas Sarkozy, tous les candidats s'étaient prononcés pour un nouveau référendum en cas de nouveau traité européen. Mais une fois de plus, les élites préfèrent contourner le suffrage universel et tenter de faire adopter le Traité en catimini, et les dirigeants de médias préfèrent regarder ailleurs. Comme pour le référendum de 2005, un défi redoutable est ainsi lancé aux vrais démocrates : au-delà de leurs options pour ou contre le Traité, seront-ils capables d'imposer le débat interdit par les élites ?

Le sondage du Financial Times
Pensez vous qu'il devrait y avoir un référendum national pour adopter le nouveau traité européen?

  oui non sans opinion
France
63%
27%
10%
Grande Bretagne
75%
14%
13%
Italie
72%
17%
11%
Allemagne
76%
19%
5%
Espagne
65%
25%
14%

Enquête internationale réalisée entre le 3 et le 15 octobre pour le Financial Times. Pour la France : Enquête Louis Harris réalisée auprès d'un échantillon représentatif de 1122 personnes

mise en ligne le 25 octobre 2007


9 Français sur 10 (91%) jugent prioritaire de réduire de moitié en dix ans les pesticides dans l'agriculture conventionnelle, selon un sondage CSA publié à la demande de l'Alliance pour la planète, un collectif de 80 associations de défense de l'environnement.

78% des personnes interrogées jugent également prioritaire de développer l'agriculture biologique, tandis que 14% sont de cet avis pour le développement de cultures génétiquement modifiées (OGM).

80% estiment qu'il n'est "pas prioritaire" de développer les cultures d'OGM, et 20% pensent qu'il n'est "pas prioritaire" de développer l'agriculture bio

mise en ligne le 22 octobre 2007


20 000 personnes contre les franchises médicales

20 000 personnes, 10 000 selon la police, ont manifesté samedi 13 octobre à Paris contre les franchises médicales à l’appel de la Fnath, la fédération des accidentés de la vie et de l’Andeva, l’association nationale des victimes de l’amiante, soutenues par la CGT, la FSU, Solidaires, le Collectif national contre les franchises médicales et beaucoup d'autres organisations. Cette manifestation était d’abord prévue pour exiger une meilleure prévention et réparation des maladies professionnelles. Mais elle s’est élargie au débat sur la pénibilité du travail et au développement de la protection sociale.

Je note que la couverture médiatique de cet événement d'importance a été quasiment nulle ! Voilà une preuve de plus de l'alignement des grands groupes de presse sur l'idéologie dominante ambiante : silence sur les questions sociales

mise en ligne le 15 octobre 2007


une intervention remarquable d'EVO MORALES, président de la Bolivie, à l'ONU le 25 septembre 2007 sur le réchauffement climatique :

"Soeurs, frères Présidents et chefs d'Etat des nations Unies : le monde est saisi de la fièvre du changement climatique et la maladie se nomme le modèle de développement capitaliste. ...." pour réfléchir au "Grenelle de l'environnement" de Nicolas Sarkozy, lire la suite

mise en ligne le 29 septembre 2007


 La réforme de la fonction publique, une contre-révolution culturelle sans mandat du peuple français. C’est une forfaiture

« L’intérêt général est en France un catégorie noble, éminente, distincte de la somme des intérêts particuliers. Il s’ensuit une distinction franche entre le public et le privé, que matérialise dans notre pays un service public important, fondé sur les principes spécifiques (égalité, continuité, adaptabilité, laïcité), et une fonction publique qui en est le cœur. »

Dans une tribune, l’ancien ministre de la Fonction publique (1981-1984) Anicet Le Pors, détaille ces principes en se référant notamment à la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789. « Le statut général des fonctionnaires a déjà subi de graves atteintes », explique-t-il, mais « l’entreprise annoncée aujourd’hui est autrement grave ». En préconisant l’individualisation des rémunérations, en encourageant le clientélisme sous prétexte de reconnaissance du mérite ou en favorisant les départs de la fonctions publique, « le président engage une véritable ‘contre-révolution culturelle’ sans mandat du peuple français. Cela s’appelle une forfaiture. »

Sources : Le Monde - mise en ligne le 26 septembre 2007


DECLARATION des organisations de gauche après les déclarations de Nicolas Sarkozy !

Les organisations de gauche et écologique se sont retrouvées ce mardi 18 septembre pour décider des actions communes à opposer à la politique de la droite de N. Sarkozy.

Le Président de la république vient aujourd'hui de confirmer son intention de procéder à marche forcée à la mise en place de ce qu'il nomme, << un nouveau contrat social, profondément renouvelé >>. Derrière cette formule, tout est remis en cause, contrat de travail, sécurité sociale, système de retraite par répartition, solidarités.

Les salarié-es, la population de notre pays subissent une atteinte importante à leur pouvoir d'achat et se trouvent confrontés à la plus vaste offensive anti-sociale de ces cinquante dernières années, alors que les patrons, les actionnaires et les financiers se sont vu octroyer des avantages fiscaux, des réductions de prélèvements, des droits et
pouvoirs nouveaux.

L'ensemble de ces mesures, comme le texte sur l'immigration présenté ce jour à l'Assemblée nationale, est d'une extrême gravité et appelle toutes les forces de gauche à contribuer aux mobilisations nécessaires.

Un signal clair sera donné dès le 29 septembre contre les franchises médicales en participant avec plus de quarante organisations sociales, syndicales et professionnelles à une journée de refus et de constructions de solutions alternatives permettant d'assurer la pérennité de notre système solidaire de protection sociale.

Parti Communiste Français, Parti Socialiste, Les Verts, Ligue Communiste R évolutionnaire, Mars-Gauche Républicaine, Mouvement Républicain et Citoyen, CCAG, les Alternatifs, Peuples et R égions Solidaires.



mise en ligne le 19 septembre 2007 .


Lettre aux éducateurs  de Nicolas Sarkozy : communiqué de la FSU du 4 septembre 2007

La lettre aux éducateurs du Président de la République se veut marquante et fondatrice et manifeste le souci d’afficher une vision équilibrée des objectifs de l’éducation. En revanche, derrière une rhétorique brillante, elle est marquée par une conception qui ignore le défi des inégalités sociales et territoriales minant notre système éducatif et fait silence sur les objectifs en matière de qualification.

Négligeant les causes sociales de l’échec, elle se contente de renvoyer la réussite scolaire à la responsabilité individuelle (des élèves, des parents ou des enseignants.) Elle annonce une baisse du nombre d’enseignants et postule sans la moindre démonstration que la qualité de l’enseignement va de pair avec une baisse de la quantité, qu’il s’agisse des horaires ou du nombre de personnels. Elle ignore aussi largement l’existence d’autres personnels que les enseignants. Ce faisant, tout en abordant la revalorisation de la fonction enseignante, avec cependant des orientations contestables, elle laisse de côté toute idée de transformation et d’amélioration des métiers de l’éducation, comme le suggère l’absence de référence à la formation des personnels ou au travail en équipe.

Tout en récusant l’idée de sélection et en affichant la volonté d’une culture commune, le Président laisse entrevoir la perspective d’instaurer une sélection à l’entrée en 6e ainsi qu’en 2nde et à l’université.

La conception qu’il affiche de la culture commune reste en retrait de ce qui est nécessaire aujourd’hui, perpétuant notamment l’exclusion de l’éducation physique et de la formation technologique. L’enseignement professionnel et technologique est par ailleurs largement ignoré dans son propos.

Au total, si ce texte peut faire un instant illusion, il est en fait bien éloigné des défis qui pour la FSU sont ceux de la formation et de la réussite de tous les enfants et de tous les jeunes aujourd’hui. D’autant qu’entre le discours et la pratique les contradictions sont lourdes, qu’il s’agisse de la carte scolaire, du financement du privé, de la poursuite de la loi Fillon ou des suppressions massives d’emplois annoncées.

mise en ligne le 5 septembre 2007


30 Août 2007
CGT : Des mesures pour les employeurs, des discours pour les salariés

Le Président Nicolas SARKOZY devait présenter devant les entrepreneurs du MEDEF la deuxième phase de ses réformes. Au terme de cet exercice, il apparaît qu’il y a des mesures concrètes pour les employeurs et beaucoup de discours pour les salariés. Pour la CGT, rien dans les mesures annoncées ne permet de sortir d’une situation économique et sociale préoccupante.

Le MEDEF peut se satisfaire que le Président de la République soutienne sa proposition de « séparation à l’amiable » dans les entreprises qui vise à réduire les protections des salariés en cas de licenciement.
Le MEDEF peut se satisfaire de l’engagement du Président de revoir la fiscalité des entreprises, de limiter les contrôles fiscaux, de dépénaliser le droit des affaires.
Le MEDEF peut se satisfaire de l’annonce d’engager un nouvel assouplissement des 35 heures, de la fusion ANPE/UNEDIC avant la fin de l’année, du non remplacement d’un fonctionnaire sur trois dès 2008, de l’ouverture des magasins le dimanche.

Les salariés, quant à eux, devront se contenter de discours et de formules incantatoires dangereuses sur plusieurs points.
Les salariés retiendront le constat du Président de la République sur la baisse du pouvoir d’achat des français et la demande faite aux employeurs de négocier sur les salaires. Mais ils chercheront longtemps les mesures de nature à augmenter concrètement leurs salaires et à contraindre les employeurs à ouvrir les négociations salariales pourtant obligatoires !

Enfin, sur la politique économique qu’entend mener le Président, les salariés n’ont rien appris de nouveau qui ne soit plus précis que les discours de l’ex-candidat.
Le Président ne peut prétendre au consensus social sur la base de mesures aussi déséquilibrées et de décisions unilatérales.

Sur tous les sujets, la CGT considère que c’est l’intervention des salariés qui, dans les prochaines semaines, sera déterminante.


Bras de fer autour de la propriété des réseaux câblés

A qui appartiennent les réseaux câblés ? Aux communes ou au câblo-opérateurs Numéricâble ? Le rapport publié à la fin du mois de juillet par l’Acerp, le gendarme des télécoms, penche en faveur des collectivités.

L’une des questions clé de ce dossier est de déterminer la nature juridique des quelques 500 conventions conclues entre le câblo-opérateur et les collectivités locales qui, non seulement ne se sont pas basées sur un modèle unique mais sont très variées. De plus le régime juridique des réseaux câblés a varié plusieurs fois. S’agit-il ou d’une délégation de service public (DSP) ? L’Acerp l’affirme prudemment. Dans ces conditions Numéricâble ne serait pas propriétaire des réseaux. En ce cas l’opérateur menace de réclamer des dommages. Mais si les réseaux étaient tenus en DSP il pourrait là aussi réclamer des indemnités compensatoires en cas de modification de son activité. Or les communes exigent des opérateurs la fixation d’une redevance en fonction du chiffre d’affaires, l’approbation des tarifs ou des chaînes diffusées....

Interviewé, le président de Numéricâble, Philippe Besnier, indique que les réseaux câblés appartiennent au câblo-opérateur « qui les a construit et financé » et propose aux communes de « substituer aux accords existants des conventions d’occupation du domaine public. »

Sources : Les Echos 26 août 2007

Pour ce qui concerne St Quentin en Yvelines, le réseau cablé appartient à la communauté d'agglomération et à la ville de Coignères. C'est une des rares collectivités à avoir fait ce choix au grand dam de Numéricable. Le réseau a été payé et une décision de justice a été rendue en ce sens. Il faut cependant suivre avec soin les évolutions à venir.


la banquise de l'Artique fond à très grande vitesse :

A lire un article paru dans la lettre de "Univers Nature"

mise en ligne le 26 août 2007

actualités

archives des pages "actualités"

janvier-juin 2007

juillet-décembre 2006

avril-juin 2006

janvier-mars 2006

voeux 2006 de Magny les Hameaux


LES CHIFFRES DU JOUR

1000 milliards de dollars

c'est la somme collossale que Bush envisage de verser aux banques américaines pour juguler la crise ! Et dire que quand les salariés demandent un peu d'augmentation ou des services de santé et d'éducation on leur répond qu'il n'y a pas d'argent !!!

mise en ligne le 26 septembre 2008


+ 6,6 % !

C’est l’augmentation moyenne effectuée par les grandes surfaces sur les prix des produits alimentaires dans la période de septembre 2007 à mai 2008.


Source : Association UFC – Que Choisir.

11 septembre 2008


3,3 %

C'est le chiffre de l'inflation de ce mois-ci en moyenne annuelle Un niveau inégalé depuis 1991 !

mise en ligne le 13 juin 2008


6,6 %

c’est le pourcentage de la population française vivant en dessous du seuil de pauvreté (50 % du revenu de vie médian), à savoir avec moins de 681 euros par mois. Ce qui représente à peu près 4 millions de personnes

mise en ligne le 25 avril 2008 - Source : l’Humanité


59 %

des Français considèrent que la première année du quinquennat de M. Sarkozy a été « plutôt un échec », alors que 20 % l'a juge comme « un succès »

source sondage libération - mise en ligne le 22 avril 2008


33 millions

c’est le nombre de personnes infectées par le virus du Sida dans le monde. ..

mise en ligne le 30 mars 2008


en taxant les actifs financiers à un taux plus que modeste de 0,5 %,

ce sont entre 15 et 18 milliards d’€ de recettes supplémentaires qui pourraient être disponibles pour les collectivités territoriales

(soit 175 à 300 euros par habitant).

Ce produit pourrait être reversé intégralement aux communes, selon des critères de péréquation comme le nombre d’habitants et les besoins sociaux.

mise en ligne le 8 février 2008


64 %

c’est le pourcentage des français qui s’intéressent aux municipales, contre 57 % en février 2001, selon un sondage TNS pour le journal Le Pélerin.

64 % ont un jugement plutôt positif sur l’équipe municipale en place

65 % se prononcent uniquement sur les enjeux locaux

Ils estiment que le maire devra mettre l’accent après les élections sur :

mise en ligne le 16 janvier 2007


950

C'est le nombre de catastrophes naturelles dans le monde en 2007, selon le rapport annuel du réassureur allemand Munich Re. Ces catastrophes ont fait 15.000 morts et coûté 75 milliards de dollars.

Source : Le Monde - mise en ligne le 28 décembre 2007


1,9%

c'est le chiffre de la croissance économique en 2007 selon le Premier ministre.

mise ene ligne le 11 décembre 2007

8

c'est le nombre de milliards de tonnes de CO2 qui partent en fumée chaque année avec essentiellement la déforestation des forêts tropicales (15 millions d'hectares par an) soit un tonnage supérieur aux émissions de CO2 du transport mondial !

Source : L'Univers Nature - mise en ligne le 17 novembre 2007


60 euros par jour

Chaque jour de grève coûte environ un trentième de leur revenu net mensuel aux cheminots, soit quelque 60 euros net en moyenne.

Source : L'Humanité - mise en ligne le 15 novembre 2007


18 600
c'est le nombre d'étrangers qui ont été expulsés de France depuis le mois de janvier 2007. Le nombre programmé de personnes expulsées pour fin 2007 est de 25 000 !

Sans commentaires

10/11/2007 - Source : Humanité


3,8 millions d'euros soit l'équivalent de 316 années de Smic.
C'est le revenu moyen de annuel en 2006 des 50 patrons les mieux payés !!!

1 - Bertrand Collomb - Lafarge - 9,3 millions d'euros
2 - Martin Bouygues - Bouygues - 7,3 millions d'euros
3 - Jean-Louis Beffa - Saint-Gobain - 5,1 millions d'euros
4 - Alain Dupont - Colas - 3,4 millions d'euros
5 - Guy Nafilyan - Kaufman & Broad - 3,1 millions d'euros
6 - Gérard Mestrallet - Suez - 2,9 millions d'euros
7 - Benoît Potier - Air Liquide - 2,7 millions d'euros
8 - Patrick Kron - Alstom - 2,4 millions d'euros
10 - Gérard Buffière - Imerys - 2,369 millions d'euros
11 - Bruno Lafont - Lafarge - 2,366 millions
12 - Henri Proglio - Veolia Environnement - 2,32 millions d'euros
13 - Jean-Charles Decaux - JCDecaux - 2,12 millions d'euros
14 - Pierre-André de Chalendar - Saint-Gobain - 2,11 millions d'euros
15 - Jean-François Roverato - Eiffage - 1,8 millions d'euros
16 - Alain Dinin - Nexity - 1,7 millions d'euros

Source : le Palmarès de Capital

mise en ligne le 26 octobre 2007


Plus de 50 %, c'est le pourcentage des communes de la région parisienne qui n'ont pas de logements sociaux !

La moitié du parc locatif social est concentré sur 8 % des communes.

mise en ligne le 16 octobre 2007


2700

c'est le nombre de litres d'eau nécessaire à la fabrication d'un tee-shirt en coton !


Les mises en chantiers de logements en France ont augmenté de 13,6% entre juin et août par rapport à la même période de l'année dernière pour atteindre le chiffre de 122.427 unités.
En revanche, les permis de construire sont en baisse pour les logements collectifs (-3,5%). Le recul est encore plus marqué pour les autorisations de permis de construire pour les logements en résidence, qui ont chuté de 15,6% sur la période.

Source : Batiactu - mise en ligne le 26 septembre 2007


marchands de canons

Plus de 1200 milliards ont été consacrés en 2006 à la fabrication d'armements dans le monde.

La France a vendu en 2005 pour plus de 6 millions de dollars d'armes aux pays en développement et s'est retrouvée au second rang des marchands d'armes derrière les Etats-Unis.

mise en ligne le 22 septembre 2007


2 %

C'est le pourcentage de baisse d'utilisation de la voiture en 2006 après une baisse de 1,4% en 2005.

5 à 6%

C'est l'augmentation de la fréquentation des transports en commun.

mise en ligne le 19 septembre 2007


89,7 % des Français jugent efficace, pour lutter contre l'effet de serre, le recours à des mesures fiscales incitatives et 61 % pensent qu'il serait efficace de surtaxer les produits nuisibles pour le climat, et en particulier les matières plastiques !

Source : Enquête réalisée par Environnement & Technique, Pro-environnement.com et MV2 Conseil via le panel de consommateurs Ciao

mise en ligne le 26 août 2007

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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