
Tous ensemble le 19 mars
Jeudi prochain 19 mars, un nouvel appel unitaire des syndicats à l'action, soutenu par l'ensemble des forces de gauche, contre la politique désastreuse du gouvernement français, du MEDEF et de tous les tenants de l'ultralibéralisme, est lancé. D'ores et déjà, comme pour le 29 janvier dernier, la mobilisation sera forte. Je pense personnellement qu'il faut même qu'elle soit très très très forte. Nous avons affaire à un pouvoir autiste, il faut donc non seulement une mobilisation sociale sans précédent mais aussi une perspective politique de transformation d'un système qui a fait son temps. Le front de gauche en cours de construction sera un début de réponse pour tous les salariés, paysans, petits entrepreneurs victimes d'une crise économique dont ils ne sont pas responsables.
J'appelle en mon nom personnel et au nom de collectif Autre Monde de Magny-Les-Hameaux les salariés, les habitants de notre commune à s'associer à ce mouvement et à le soutenir. Notre commune n'est pas séparée du reste de la communauté nationale et européenne. Les licenciements existent dans nos entreprises, les petits commerces souffrent des pertes de pouvoir d'achat du plus grand nombre, les fonctionnaires des collectivités territoriales comme de l'État sont particulièrement visés par les réductions des effectifs et par les privatisations ouvertes ou rampantes qui se mettent en place progressivement. Même les secteurs « régaliens » de l'État comme la police, gendarmerie, les pompiers, par exemple ne sont plus à l'abri des privatisations. Les associations sont désormais invitées à utiliser les services d'entreprises privées pour assurer, lors de leurs activités, des tâches de sécurité (civiles ou publiques). L'éducation nationale est en train de mettre en place une agence de remplacement (privé ?) qui verra arriver dans nos écoles du personnel débarqué d'ailleurs dont on ne maîtrisera pas la compétence professionnelle pour s'occuper des enfants, etc. etc..
Le dogme du « il y a trop de personnels » règne en maître. La litanie quotidienne des fermetures d'usines et de bureaux n'en finit pas. La réorganisation des services publics et notamment celles qui concernent les collectivités territoriales de la région aux communes (commission Balladur) n'ont qu'un objectif majeur : « maîtriser les dépenses » comme ils disent c'est-à-dire encore une fois supprimer des postes. Les suppressions de postes, ça suffit !! Que va-t-on faire de tous ces millions de femmes et ces hommes qui vont se retrouver hors de la communauté nationale ? Et de quel pouvoir d'achat disposeront-ils pour répondre aux sollicitations des « publicités » ? Il faudra encore et encore supprimer des postes. Ce système est donc incapable de trouver des solutions aux problèmes qu'il génère lui-même. Il est à bout de souffle.
Cette politique provocant de plus en plus de réactions, les mises en cause de nos libertés fondamentales sont de plus en plus fréquentes. Cela va d'une augmentation considérable :
- des « garde à vue » arbitraires,
- des poursuites ridicules envers des manifestants ou des vendeurs de journaux,
- de la criminalisation de la solidarité envers ces braves gens qui viennent en aide aux sans-papiers,
- de la criminalisation des jeunes voire des enfants,
- de la limitation de l'action syndicale ou des élus,
- de la reprise en main sévère de la presse, des médias et maintenant d'Internet,
- etc. etc.
La liste ne peut pas être exhaustive, certains ont même écrit des livres entiers sur cette question !
Le capitalisme a 200 ans d'histoire, pendant toute cette période il s'est transformé et il est entré depuis quelques décennies dans une phase mortifère. Non seulement il est responsable de la crise économique majeure qui sévit aujourd'hui, mais aussi de la catastrophe écologique sans précédent qui risque de remettre en cause l'existence même de l'espèce humaine sur la Terre. Pour sauver la planète, il faut sortir du capitalisme en construisant une société où le «marché» ne sera plus le nouveau Dieu à adorer et sera remplacé par une économie où la coopération l'emportera sur le « compétitifs », où l'intérêt général prévaudra sur la recherche effrénée du « profit ».
Pour changer les choses, on ne peut compter sur les tenants de ce système, qu'ils soient de la droite ou de la social-démocratie européenne, il faut que les citoyens prennent en charge eux-mêmes leur destinée. Jeudi prochain, quel que soit votre profession et votre secteur d'activité, participez d'une manière ou d'une autre à ce mouvement. Demain il pourrait être trop tard !
mise en ligne le 16 mars 2009