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Quel avenir pour le groupe scolaire Claude Debussy ?

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Cette question est posée à la municipalité depuis un certain temps déjà, elle a été très peu évoquée lors de la campagne électorale, mais les réalités sont là, il faut trouver une bonne solution à un problème réel : le groupe scolaire Claude Debussy a été réalisé il y a 30 ans en éléments préfabriqués, son entretien est de plus en plus difficile et coûteux, il faut donc songer à transformer le «provisoire » en solution pérenne.

Le texte ci-dessous et les diverses propositions qu'il contient me sont personnels. J'ai construit cette école quand j'étais Maire de Magny et j'y ai travaillé comme directeur pendant sept ans. Chacun comprendra donc que j'ai un regard « affectif » sur son devenir. Et j'ai pu constater que je ne suis pas le seul dans ce cas, enseignants, parents et élèves y sont aussi très attachés.

 

Un peu d'histoire :

en 1977, les écoles du quartier des Buissons «explosaient». Les écoles maternelles ne pouvaient plus accueillir les enfants, le groupe primaire André Gide, 12 classes, comptait en plus, six classes en éléments préfabriqués dans la cour, soit en tout 18 classes ! Le groupe primaire Francis Jammes (aujourd'hui démoli), 10 classes, avait en plus quatre classes en éléments préfabriqués soient en tout 14 classes.

La municipalité d'union de la gauche de Magny-Les-Hameaux qui venait d'être élue en mars, devait régler dans l'urgence ce problème qui s'ajoutait à tout ceux que la droite nous avait laissé : une situation financière catastrophique et une tentative de partage/dépeçage de la commune ! Pour mon « baptême du feu» de maire, j'étais servi !

En mobilisant la seule richesse de la commune, c'est-à-dire ses habitants, la municiaplité réussissait à convaincre l'administration préfectorale d'autoriser des dépenses supplémentaires alors que le budget avait un déficit "abyssal". L'école maternelle, réalisée en éléments préfabriqués, ouvrait à la rentrée de septembre 1977 soit six mois après notre élection !

Deux ans et demi plus tard, à la rentrée de janvier 1980, les 10 classes primaires actuelles ouvraient à leur tour. Elles prenaient la suite de la préfiguration « en préfabriqué » (sur ce terrain rue Gabriel Péri) du collège Albert Einstein obtenu après plusieurs années de dures manifestations !

Avec toute l'équipe municipale, j'avais fait en sorte que ce groupe Debussy soit réalisé avec qualité et fonctionnalité afin que les enfants qui fréquenteraient cet établissement ne soient pas défavorisés. Le restaurant scolaire avait même été conçu pour qu'il puisse avoir un usage associatif et municipal.

Les évolutions démographiques dans les années qui suivirent (baisse des effectifs dans le quartier du Buisson et augmentation dans le Vieux Cressely) ont amené la ville à revoir ensuite les périmètres scolaires et à consacrer une partie des locaux au fonctionnement de la médiathèque Jacques Brel.

Les dernières modifications du périmètre datent de septembre 1998 lorsque la démolition du groupe scolaire Francis Jammes et la reconstruction du groupe Louise Weiss, amenaient, tous les partenaires, la municipalité, les parents d'élèves et les enseignants à décider ensemble du périmètre actuel.

Le groupe scolaire Claude Debussy a répondu, ô combien, aux objectifs pour lesquels il avait été conçu. Ayant même travaillé comme directeur d'école pendant ce temps dans cet établissement, je peux témoigner de sa qualité et de sa fonctionnalité.

Alors pourquoi la question de son avenir se pose aujourd'hui ? Tout simplement parce que les avis techniques indiquent chaque jour un peu plus que ce bâtiment a vieilli et qu'il devient impossible de l'entretenir pour assurer les conditions normales de confort et, voire à d'ici quelques années, de sécurité pour les enfants. Claude Debussy est donc « irréparable » quelles solutions ?

Avant d'aborder la question scolaire, voyons les autres utilisations de l'équipement :

  1. la médiathèque : en prolongement de la maison de l'environnment actuelle, sur le terrain qui lui fait face, la communauté d'agglomération qui gère le réseau, va construire une médiathèque-ludothèque. La définition du cahier des charges est en cours de discussion. Sa place dans la programmation pluri-annuelle reste à déterminer mais cela se réalisera durant le mandat.
  2. L'usage associatif de la salle du restaurant scolaire : il faut discuter avec les associaitions pour voir si, avec les équipements existants et le pôle musical et associatif qui va ouvrir en septembre, les besoins sont satisfaits. Je pense que cela convient mais encore faut-il le vérifier.

 

Pour le groupe scolaire plusieurs solutions avec diverses variantes me semblent possibles, mais il y en a sans doute d'autres.

En préalable, il convient d'intégrer dans la réflexion l'évolution des effectifs scolaires car cela conditionne le nombre de classes et les choix pédagogiques ( 2 groupes scolaires viables ou 1 seul ?). Trois critères principaux sont à analyser : les effectifs connus (enfants déjà nés), les évolutions démographiques des familles résidentes (naissances, renouvellement des générations, etc.), les évolutions des constructions, publiques (projets de la ville et de la CA) et privées (droit du sol et opportunités foncières qui sont encore importantes sur cette partie de la commune).

Voici donc, pour engager le débat, quelques pistes brièvement exposées et incomplètement détaillées :

A) reconstruction d'un autre groupe scolaire C. Debussy (maternelle et primaire, si les effectifs le justifient)

  1. reconstruction de l'école sur le terrain actuel. Avantage, on ne change rien à la situation présente, inconvenient majeur, il faut gérer le fonctionnement des écoles pendant les travaux et les implantations actuelles des bâtiments sont des contraintes urbanistiques énormes !

  2. Reconstruction de l'école sur un autre terrain autour de « cap ados ». Même avantage que précédemment, inconvénients, on diminue un espace vert et on déséquilibre la proximité de l'école de la résidence des familles.

  3. Reconstruction de l'école sur le terrain rue de la gerbe d'or (terrain Marcel). Même avantage que précédemment ; inconvénients, on « consomme » un terrain et on se place quasiment à côté d'un autre groupe scolaire et on déséquilibre de la proximité de l'école par rapport au périmètre scolaire

 

B) reconstruction en regroupant C Debussy avec le groupe Louise Weiss

  1. construction d'une maternelle sur le « terrain marcel », les primaires utiliseraient l'école actuelle. Mêmes avantages et inconvénients que précdemment mais avec un seul groupe.
  2. construction d'une maternelle sur le terrain en triangle entre la rue Hodebourg, l'avenue de Chevincourt, la voie Jean Moulin. Avantage d'un groupe scolaire mieux intégré; inconvénient, il faudra qu'il y ait un étage compte tenu de la taille du terrain.
  3. Construction d'un nouveau centre de Loisirs Pierre Chêne sur le même triangle que le point b), la maternelle récupère des classes prévues à cet effet dans la construction d'origine, et la primaire les m2 du centre de loisirs. Avantage, le centre de Loisirs qui a des problèmatiques pédagogiques différentes de l'école peut fonctionner séparemment.

C) on ne reconstruit rien et on répartit les élèves dans les autres écoles de la commune. L'avantage est financier, inconvénients, modifications importante des périmètres scolaires, surcharge des écoles, voire peut-être compte tenu de l'évolution des effectifs impossibilité.

 

Je terminerai ce propos par 5 remarques de principe auxquelles je suis attachées :

  1. A ce stade du débat qui commence, je ne souhaite pas indiquer ma préférence car je tiens à laisser ouvert les propositions et surtout dans la discussion, des éléments qui m'auraient échappés peuvent être apportés par tel ou tel et faire pencher pour une solution plutôt qu'une autre. Prenons l'exemple sur la démarche que j'avais initiée en 1995 (j'étais alors en charge de la politique de la ville) lors de la démolition de l'école Francis Jammes.
  2. Les périmètres scolaires de la commune sont hétérogènes et reflètent la mixité sociale. J'affirme que c'est une grande réussite pour l'équité et la réussite scolaire de tous les enfants de la commune. Il faut que les solutions envisagées continuent de respecter cela.
  3. Cette décision va intervenir dans un contexte politique difficile puisque le gouvernement Sarkozy/Darcos est en train de supprimer des postes et de brader le service publique de l'Education Nationale. Il faudra veiller à choisir une position qui limite "autant que faire ce peut" les effets négatifs de cette politique pour nos enfants.
  4. La construction d'un équipement s'inscrit toujours dans une politique d'aménagement plus vaste. Aujourd'hui le foncier en Ile de France coûte cher et pas seulement finanièrement, il coûte cher surtout écologiquement. Pour empêcher la pression urbaine sur les terres agricoles et sur les espaces nécessaires à la biodiversité, il faut bien utiliser nos terrains constructibles et comme le propose Nicolas Hulot (lire son pacte), il faut aménager des villes plus compactes.
  5. A l'heure du réchauffement climatique, aucune construction nouvelle ne doit consommer de l'énergie et pour les constructions anciennes, cela doit se limiter à 20KW par m2. Ceci est tout à fait possible car d'autres pays d'Europe le font déjà. Il serait impensable que la commune et la communauté d'agglomération ne montrent pas l'exemple dans ce domaine quelque soit la solution retenue pour l'école Debussy.

J'ouvre un forum de discussion ci-dessous, à vos claviers !

 

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mise en ligne le 19 mai 2008

 

 

 

le devenir de l'école Claude Debussy