
conseil municipal du 20 mars 2007
Une dizaine de personnes étaient présentes dans le public pour assister à cette séance du conseil consacrée principalement au vote du budget 2007 de la commune.
La partie finance était présentée par Maurice Rapaille adjoint aux finances :
Cela commença par la présentation du compte administratif 2006 qui présente un excédent de 2 407 843€. Il est à noter que le budget de fonctionnment en dépense a été réalisé à 94% et à 107% en recette ce qui est un signe de bonne santé financière. Ce résultat permet d'auto financer la section d'investissement à hauteur de 160 000€ pour couvrir les restes réaliser et de reporter le reste, soit 1 978 147€ sur le budget de fonctionnement de cette année.
La séance se poursuivuit avec le vote des taux de la fiscalité, taxe d'habitation et taxe foncière. Le Conseil a décider de ne pas augmenter la fiscalité et donc de garder les mêmes taux que l'an passé. A noter, dans la présentation de maurice, un tableau intéressant de comparaison des taux que je reproduis ci-dessous :
TAUX DE MAGNY TAUX MOYENS DEPARTAMENTAUX TAUX MOYENS NATIONAUXen 1995 taxe d'habitation 10,06 10,78 12,59taxe foncière 18,16 12,53 15,95en 2000 taxe d'habitation 10,06 13,49taxe foncière 18,16 17,22en 2004 taxe d'habitation 10,06 12,09 14,17taxe foncière 18,16 14,17 18,12en 2005 taxe d'habitation 10,06 12,24 14,34taxe foncière 18,16 14,35 18,36en 2006 taxe d'habitation 10,31 12,29 14,45taxe foncière 18,61 14,43 18,53En 12 ans, les taux de Magny n'ont augmenté que de 2,4% alors que ceux du pays évoluaient 3 fois plus !! Voilà une belle réponse à ceux qui dans l'opposition critiquent systématiquement la gestion municipale.
Le budget de la commune a été votée pour un montant de 12 148 508€ en fonctionnement et de 4 541 785€ en investisement. Le budget de fonctionnement évolue peu, les principales nouveautés en investissement concernent principalement la rénovation de l'école Blaise Pascal pour la transformer en maison de quartier et école de musique ! Figuren t également au budget des travaux de rénovation de l'Eglise St Germain, la réalisation d'aires de jeux et la réalisation d'un pas de tir à l'Arc sur le stade Hélène Boucher ainsi que le début de mise aux normes des offices de restauration scolaire.
Raymond Besco est intervenu pour dire qu'il voterait contre le budget parce qu'il était en désaccord avec avec la décision prise par la municipalité de ne pas construire une nouvelle cuisine de fabrication de repas. Bien que cette décision n'avait pas de traduction dans le budget, c'était le seul moyen en sa possession pour marquer sa désaprobation. Il signala par ailleurs qu'il n'avait pas d'autre désaccord avec ce budget. Il argumenta sa position sur deux points principaux : sur la forme d'abord, il considère que toutes les solutions en régie municipale n'ont pas été étudiées et ensuite il dénonce cette renonciation comme une privatisation progressive des services publics en contradiction avec nos engagements électoraux. Ce ne sera pas, selon lui, un gain financier et en plus cela se fera au détriment des salariés des entreprises privés de restauration (ces salariés sont le plus souvent des précaires et payés moins cher que dans le public) et de la qualité des repas servis.
le maire répondit qu'il était obligé de prendre cette décision pour plusieurs raisons :
- les appels d'offres infructueux pour la réalisation de la cuisine avaient retardé le projet de trois ans et placer la commune et l'équipe de cuisine dans une situation difficile.
- il se trouvait de ce fait devant un problème compliqué de management d'une équipe démotivée
- la cuisine actuelle étant de moins en moins adaptée, il était devant le risque d'une mesure administrative et qu'il ne pouvait, dans un domaine aussi sensible, prendre de risques avec la santé des enfants.
Pour ma part, j'ai déclaré que, tout en partageant sur le fond le point de vue de Raymond Besco, cela ne ma conduisait pas, par solidarité de gestion, à ne pas voter le budget.
Finalement, c'est par 20 voix pour, 5 contre et 3 abstentions que le budget 2007 a été approuvé.
Dautres délibérations figuraient également au "menu" de ce conseil et ne donnèrent pas lieu à débats sauf le vente d'une parcelle communale à l'€ symbolique à la communauté d'agglomération pour l'aménagement du triangle de la chapelle de la Coste (logements, parking, espaces verts, église, maison de quartier, école de musique). M. Rivaillier a fait part de son désaccord sur cet aménagement lui préférant un espace vert. J'ai fait remarquer qu'aujourd'hui, avec les problèmes liés au réchauffement climatique et tel que le préconise le Parc Naturel Régional, il fallait sans doute regarder l'aménagement de nos cités autrement. Il fallait à la fois protéger les terres agricoles de l'urbanisation et en même temps satisfaire, dans les emprises urbaines existantes, les besoins de logements de nos concitoyens.
Deux questions diverses donnèrent lieu à débat. M. Rivaillier d'abord, qui fit part (je le dois dire d'une manière assez floue) de son inquiétude face à "l'embrigadement" de certains jeunes au Buisson et à des phénomènes de drogues. Il proposa une "étude". Le maire lui répondit et je résumerai la problèmatique ainsi :
il y a des jeunes en difficultés, celles-ci sont apparues plus fortement depuis près de 3 ans et que cela justifie pleinement notre maintien en Zone Urbaine Sensible. Il faut cependant ne pas généraliser et noicir à plaisir la situation. La paupérisation de plus en plus grande de certaines familles, la perte d'emplois, les détresses morales ou matérielles générées entra autre par la mauvaise politique gouvernementale, expliquent largement cela. La municipalité, malgré les abandons successifs de l'état, a renforcé l'action sociale dans le quartier, a mis en place des postes d'éducateurs en "adultes relais", travaille avec les établissements scolaires, dont le collège, les services de la CA, du département, de santé, etc dans le cadre de la réussite éducative, elle propose de relancer la mise en place d'un contrat local de sécurité même si ce n'est pas le choix actuel du ministre de l'intérieur.
La deuxième question diverse était demandée par l'associaition ACCMH à propos des nuisances générées par l'activité de l'aérodrome de Toussus le Noble. Le président, M. Mauduit et quelques membres étaient présents dans la salle. le maire fit une suspension de séance pour leur donner la parole. Tout le monde étaient d'accord pour constater une aggravation des survols à basse altitude, l'augmentation des vols en soirée, le balai anarchique des hélicoptères. Après un débat intéressant sur le plan d'exposition au bruit, la mise en place ou pas de plages de silence, etc, le conseil vota une motion pour demander au préfet des yvelines de prendre d'urgence des mesures afin que le printemps et l'été qui s'annoncent ne soient pas rendus insupportables pour les habitants de Magny les Hameaux.
mise ligne le 22 mars 2007
Cette page n'est pas le compte-rendu officiel et exhaustif de l'intégralité des débats. Pour cela il faut s'adresser au secrétariat général au aller sur le site officiel de la commune pour accéder à ces documents.