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Que 2010 soit une belle année !

En ce premier jour de l'année, je ne faillirai pas à la tradition des voeux. Il s'agit certes de formules convenues auquelles je n'échappe évidemment pas, mais étant un grand amateur de l'Histoire, il n'est pas inintéressant de relire celles que j'ai écrites sur ce blog depuis le janvier 2006 (lire...), pour 2007 (lire...), pour 2008 (lire...), pour 2009 (lire..). Vous pourrez y comparer les constantes et les différences découlant de l'actualité des fins et débuts d'année.

Puisque l'on est dans la tradition, nous n'avons pas pu échapper aux « voeux présidentiels » du 31 décembre. Hier soir, le «petit homme» (au sens de Victor Hugo (*)bien sûr), dans le style arrogant et méprisant qu'on lui connaît, nous a redit qu'il allait continuer la même politique ! Mais son entêtement et son acharnement à vouloir faire payer les Français pour surmonter la crise du capitalisme du désastre et continuer d'alimenter les caisses de ses amis les très riches, devient de plus en plus lisible :

 

Je souhaite cependant que 2010 soit une belle année pour s'opposer à cette politique désastreuse et proposer une alternative complètement différente. Mais attention, la plupart des grands de ce monde font la même politique que Nicolas Sarkozy. Seule les personnalités de chaque chef d'État peuvent laisser croire à des différences qui n'existent pas sur le fond. Toutes les droites (Barak Obama, Angela Merkel Dominique de Villepin, François Bayrou, etc.), et tous les sociaux démocrates libéraux (Gordon Brown, Zappatero, Dominique Strauss-Kahn, Pascal Lamy, etc.) font ou proposent de faire la même politique. Que notre impatience à vouloir le changement ne nous amène pas à changer ...pour perpétuer le système ! Rejetons aussi les petites querelles politiciennes qui désespèrent et qui retardent la mise en oeuvre de solutions aux difficultés économiques, sociales et environnementales.

J'ai mis en exergue cette semaine une pensée d'un philosophe grec d'il y a 1900 ans Épictète : «N'attends pas que les événements arrivent comme tu le souhaites. Décide de vouloir ce qui arrive ...et tu seras heureux ». Ainsi l'action individuelle et collective de chacun peut permettre de retrouver la dignité. C'est une façon pour moi de vous souhaiter, pour votre famille, pour vos enfants, pour vos petits-enfants la joie et le bonheur auquel vous avez droit et que les puissants de ce monde vous refusent.

Et pour plagier un proverbe célèbre qui peut convenir aussi bien à ceux qui croient au ciel qu'à ceux qui n'y croient pas : « aidons-nous, le ciel nous aidera ». Tous ensemble n'ayons pas peur, la crainte changera de camp et un autre monde sera possible.

Bonne année à tous et vive 2010 !

 

 

mise en ligne le 1er janvier 2010 à 11h30

 

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(*) l'histoire des sociétés nous apprend que l'on ne sert jamais deux fois le « même plat ». Cependant les analogies existent et c'est leurs études qui permet aux hommes d'aujourd'hui de mieux comprendre la réalité qu'ils vivent et par là même d'agir sur elle. Que de points communs entre le second empire et notre Ve république Sarkozyenne. L'homme d'abord, relisez «Napoléon le petit» de notre grand Victor Hugo. Dans des pages entières il suffit de remplacer NapoléonIII par Sarkozy pour remettre ce pamphlet dans l'actualité. Il n'est pas exclu également de penser que Sarkozy lui-même prend le second empire pour modèle : n'a-t-il pas envoyé au lendemain de son élection en 2007 son grand ami Christian Estrosi se recueillir en Angleterre devant le cercueil de Napoléon III ! Le chamboulement territorial ensuite. L'année 2010 sera l'année du 150e anniversaire de l'annexion à Paris des communes qui l'entouraient ! Le Grand Paris de Nicolas Sarkozy ne ressemble-t-il pas à celui de Napoléon III ? Quant à la situation économique et sociale de l'époque qui voyait un capitalisme sans contrainte se développer à grande vitesse avec un rôle des banquiers de plus en plus important, je vous laisse le soin de la comparer avec l'ultralibéralisme débridé d'aujourd'hui et le rôle des financiers dans les crises que nous connaissons. Vous comprendrez aussi pourquoi le «petit homme » tient tant à supprimer, ou pour le moins à limiter, l'enseignement de l'histoire à nos chers enfants.

(**) pour les «dépenses courantes», Nicolas Sarkozy ne se sent pas concerné puisque le les siennes à l'Élysée ont augmenté d'environ 150 % en 2009 !

 

 
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