
Un scandale de plus sous Sarkoland !
Dans quel monde vivons nous ? L'association Droit Au Logement vient d'être condamnée à 12 000€ d'amende pour avoir soutenu les "sans domicile" qui avaient installés des tentes rue de la Banque à Paris. Le plus ignoble c'est que le tribunal a utiliser un article de loi sur le dépot d'ordures sur la voie publique pour prononcer son verdict ! Ainsi ces hommes et ces femmes SDF sont-ils assimilés à des déchets, quelle honte !
Qui est responsable de ce scandale planétaire que sont les famines, les déplacés, les pauvres sans travail et sans logement ? Un tribunal français, toute honte bue, vient de répondre : les pauvres eux-mêmes ! Et la ministre du logement d'en rajouter sur l'ordre public troublé ! Franchement je suis ulcéré et de nombreux français également. Chacun sait bien que personne n'est à l'abri d'un "accident de la vie" qui peut le conduire à la marginalisation. Il est indigne de criminaliser ces citoyens courageux qui viennent en aide à tous ces malheureux, aux sans abris, aux sans papiers, aux sans ressources, bref aux ...sans rien !
- Qui va bénéficier de milliers de dollards et d'Euros pour continuer l'enrichissement éhontés de leurs actionnaires ? Les banques et les grandes multinationales côtées bourse, responsables de la crise et de la misère !
- Qui refuse d'accepter des logements sociaux pour que chacun soit logé ? Les habitants des beaux quartiers ou des communes dites "hupées" !
- Qui n'est pas capable de débloquer quelques Euros pour financer les constructions alors que l'on trouve en une nuit 2 000 milliards d'€ pour la finance ? Nicolas Sarkozy et sa majorité !
Mais c'est le DAL et d'autres associaitions qui vont devoir payer ... 12 000€ pour être venu en aide aux victimes de ces politiques ! Quand un système atteint de tels sommets d'iniquité, il est discrétité et condamné.
Hier soir, je suis allé voir à la maison de l'environnement de Magny, une très belle création de la troupe de théatre magnycoise IN CAUDA : "quatre-vingt treize" du grand Victor Hugo. J'ai réagi avec émotion lorsqu'il fait dire à l'un de ces personnages :
"vous voulez le misérable secouru, je veux la misère supprimée".
Cette parole est un programme politique à elle toute seule. Sous Sarkozy on ne pourra bientôt même plus secourir le "misérable". Que la colère gagne contre ce dénit de justice, ce sera une saine colère.
mise en ligne le 26 novembre 2008