
La crise financière internationale : une aubaine pour Nicolas Sarkozy qui veut continuer la même politique !
Notre président de la république est en effet un adepte du néolibéralisme venu des États-Unis. Cette politique se moque de l'avenir de la planète, elle vise à tout privatiser, y compris les services régaliens de l'État, et à supprimer le plus de droits sociaux et politiques aux habitants du monde ! C'est cette politique qui est responsable de la crise actuelle qui couve depuis des décennies, qui a déjà plongé les habitants de nombreux pays dans la misère et conduit notre terre au bord du gouffre.
Nicolas Sarkozy, hier, a bien eu quelques mots pour « moraliser le capitalisme » mais c'est pour mieux continuer la même politique de destruction de nos réglementations et lois qui ont permis à notre république de «vivre ensemble» dans un minimum d'égalité des chances et de protection de l'État ! Il n'a pas eu un mot pour dénoncer l'origine de cette crise à savoir l'appétit insatiable des multinationales, notamment américaines, pour toujours plus de profits.
Plus « fort » encore, toujours selon les tenants de ce néolibéralisme, la crise actuelle par le choc et l'angoisse qu'elle va faire naître dans des milliards de foyers, va lui permettre de mieux faire passer ces réformes « libérales » qui démontrent pourtant d'une façon éclatante aujourd'hui leurs nocivités. C'est la stratégie du choc, qui consiste à profiter de toutes les catastrophes, tsunami, inondations, crises, guerres, etc, pour imposer les politiques le plus impopulaires. Nicolas Sarkozy applique cela. Pour lui, c'est : « merci la crise » ! La même politique produisant les mêmes effets, une catastrophe plus grande encore nous guette.
J'exagère ?
Il a bien dit dans son discours qu'il continuait ses «réformes» : entre autres, privatisations à outrance, déréglementation, diminution des droits sociaux, suppression de 30 000 postes de fonctionnaires, cadeaux fiscaux aux grandes entreprises avec la réforme de la taxe professionnelle (après les 15 milliards du bouclier fiscal de l'an passé), etc. etc. Il a même dramatisé l'ensemble en précisant que cette crise aurait des conséquences sur l'emploi, le pouvoir d'achat, etc. etc.
Au-delà de la détérioration du mode de vie de chacun, tout ceci aura également des conséquences sur le plan local :
moins de fonctionnaire c'est notamment l'école publique qui va souffrir : regroupement autoritaire des écoles pour gagner des postes, suppression des réseaux d'aide (rased), suppression de l'école maternelle, augmentation du budget des familles consacré à l'enseignement, etc. réforme de la taxe professionnelle, ce sont les collectivités locales qui vont trinquer et être obligées de diminuer leurs services et leurs investissements en matière d'équipement, restrictions du crédit, le logement, déjà passablement en crise, va se renchérir et se raréfier, les bidonvilles, les caravanes, vont proliférer.
La crise que la planète et les citoyens de ce monde vivent actuellement n'est pas une fatalité à laquelle on ne pourrait rien et qui viendrait ...d'ailleurs. Un autre monde non seulement est possible mais il devient aujourd'hui indispensable. Comment faire ? Chacun doit prendre conscience à la fois de la nocivité de ce capitalisme financier et du pouvoir considérable dont chaque citoyen dispose pour le contrer s'ils se rassemblent. Intervenons pour :
exiger des dirigeants progressistes de notre pays qu'ils abandonnent leurs courbettes devant les banques, les multinationales et le «marché», pour offrir une alternative crédible et fasse renaître la confiance envers les « politiques ». Ces politiciens devraient méditer la phrase de Pierre Bourdieu que j'ai mise en exergue cette semaine : " La politique qui vise à garder la confiance des marchés perd la confiance du peuple." que l'Europe fasse de même, abandonne le credo du tout privé, redonne des vigueurs salutaires aux services publics, s'engage dans une politique d'harmonisation sociale et fiscale pour les 27 pays. ne rien laisser passer, à tous les niveaux, des effets dramatiques de cette politique mortifère pour la planète. Organisons les résistances nécessaires dans des rassemblements les plus larges possibles, pour la mettre en échec.La machine médiatique pour vous convaincre de tout accepter s'est mise en route, ne vous laissez pas impressionner par tous les «spécialistes», «économistes », et autres « prédicateurs » ! Ecoutez les, mais avec un esprit critique toujours en éveil.
«Le mot RESISTER doit toujours se conjuguer au présent.» a dit la merveilleuse Lucie Aubrac quelques temps avant de mourrir.
Pour ceux qui veulent approfondir, écoutez l'intervention de Bernard Thibault hier devant 4000 personnes : "Pour gagner plus, il faut lutter plus"
mise en ligne le 26 septembre 2008