
Bonne rentrée à tous !
Pendant cet été, j'avais placé pendant une semaine cette citation de Karl Marx : « Quand le désordre et la discorde portent profit, le capital les encourage tous deux ». En mettant en exergue cette pensée, j'avais en tête le bourrage de crâne médiatique à propos du Tibet et évidemment la politique catastrophique de George Bush qui a fait du conflit, du « choc des civilisations », de la catastrophe, naturelle ou provoquée, les éléments moteurs de sa politique. Notons au passage que que ce sont les peuples du monde qui paient les notes tandis que les amis du président américian, à la direction des grandes multinationales américaines, récoltent les dividendes de ces conflits allumés ou entretenus par le locataire actuel de la Maison-Blanche.
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Le conflit russo-géorgien actuel entre évidemment dans cette logique occidentale. Les médias aux ordres ne présentent évidemment qu'une seule version, celle des Américains et de leurs subalternes européens : « ce sont les Russes qui ont tort et qui agressent cette pauvre petite république de Géorgie » ! La réalité est évidemment bien différente. Depuis la chute de l'Union soviétique, les États-Unis n'ont eu de cesse d'étendre l'OTAN tout autour de la Russie et de déployer des batteries de missiles dans les pays limitrophes. Je ne suis pas là pour défendre la politique de messieurs Medvedev et Poutine, mais comme marque d'amitié, les États-Unis auraient pu « faire mieux ». Aussi nos gouvernants ont-ils bonne mine maintenant, après avoir accordé l'indépendance du Kosovo qui était pourtant partie intégrante de la république serbe, de protester contre la déclaration d'indépendance de deux provinces géorgiennes !
Du conflit israélo-palestinien en passant par l'Irak, l'Afghanistan, le Tibet, la Géorgie, l'Amérique latine, et des dizaines d'autres, la politique de la tension permet de faire accepter par les peuples des retours en arrière de leurs droits sociaux et démocratiques qu'il n'accepteraient pas en sotuation normale. le capitalisme mondialisé en crise profonde a besoin de ces "réformes" pour accroître la superpuissance américaine et poursuivre le pillage des richeses de la planète. On peut espérer que le nouveau président des États-Unis changera cette façon de voir mais pour l'instant je reste sceptique. On ne peut que regretter l'alignement de Nicolas Sarkozy sur cette politique Bushiste en échec total !
Sur le plan intérieur, pour faire oublier tous les mauvais coups assénés contre les salariés pendant les vacances (augmentation des prix, suppression des 35 heures, pouvoir d'achat, mise à mal des libertés avec le fichier Edwige, réforme constitutionnelle, etc.), la communication élyséenne a déclenché, en cette fin de mois d'août, une vaste campagne sur le revenu de solidarité active (RSA) qui serait financé... par une taxe sur les revenus du capital ! Présenté ainsi on ne peut qu'applaudir mais ce que les médias oublient de préciser, c'est que les très riches n'ont rien à craindre de cette mesure car ils sont protégés par le bouclier fiscal à 50 % voté l'an passé ! Nicolas Sarkozy peut donc faire voter autant d'impôt sur le capital qu'il veut ses amis les grands patrons ne seront pas touchés. Ce sont les couches moyennes, les petits épargnants qui vont financer cette mesure au demeurant indispensable compte tenu des dégâts provoqués par la politique salariale et sociale du grand patronat !
Sur le plan local, nous aurons aussi à subir les effets négatifs de la politique de Nicolas Sarkozy au moins sur deux plans immédiats :
Des dispositions scélérates sont en train de se mettre en place qui vise à sanctionner financièrement les communes qui n'effectueraient pas des réductions de dépenses ! Non seulement il réduit dans les budgets de l'État la part consacrée à la culture, l'éducation, la sécurité, la justice, la santé, etc. mais il veut contraindre les collectivités territoriales à faire de même pour que progressivement la part du service public diminue au profit du secteur privé. Cette politique, on le sait maintenant qu'elle est à l'oeuvre dans bien des pays, est désastreuse car elle se traduit par une augmentation vertigineuse du prix des services (rentabilité oblige), pour ceux qui peuvent se les payer et par une paupérisation des autres qui n'y ont plus accès. J'espère que nos élus locaux s'opposeront à ces mesures et ils auront sans doute besoins du soutien des Magnycois.
Dans l'éducation, les réductions d'effectifs, de crédit, les diminutions d'heures de cours, vont avoir des effets désastreux pour l'ensemble des élèves et plus particulièrement pour les plus en difficulté. Là aussi ce seront les familles les plus favorisées qui pourront, en payant des heures de rattrapage à des officines privées, compenser les manques du service public de l'éducation. Pour donner le change et masquer aux yeux de l'opinion cette dégradation, le couple Sarkozy-Darcos a imaginé d'utiliser les deux heures d'enseignement du samedi matin libéré pour donner, aux élèves « en difficulté » (soit le matin avant la classe, soit le midi, soit le soir après la classe, soit le mercredi matin) des ...leçons supplémentaires ! ! ! Outre la pagaille (voire les querelles) que cela va provoquer dans l'organisation des services municipaux (manifestement des dépenses en plus sur le budget communal), je doute de l'efficacité d'une mesure qui va envoyer en classe des enfants déjà « en froid » avec l'école, tandis que leurs petits camarades seront en activité de loisirs !
Bonne rentrée à tous, et malgré toutes ces mauvaises nouvelles, grâce à vos élus locaux et au dynamisme de la vie associative, il y a encore de belles activités en perspective sur notre commune pour ce mois de septembre. J'aurais l'occasion de vous y rencontrez très certainement.
mis en ligne le 28 août 2008