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Joyeuses Fêtes

Pour des raisons de « blocage informatique », voici la chronique que je n'ai pas pue mettre en ligne avant le 24 décembre :

Riches ou pauvres, chrétiens ou pas, une grande majorité de français va faire la fête le 24 et le 31 décembre ... en fonction de ses moyens. Mais pourquoi ces fêtes justement à ces dates ? Pour fêter la naissance du Christ le 25 décembre ? Pas si sur :

L'existence de Jésus Christ n'ayant jamais pu être démontré historiquement, sa date de naissance est encore plus alléatoire. C'est plusieurs siècles après cette naissance supposée que l'Eglise décida de choisir le 25 décembre ... pour contrer les cultes « païens » qui célébraient le solstice d'hiver, le moment de l'année où les hommes se réjouissaient de voir le soleil commencer à remonter dans le ciel. Il nous reste de ce culte ancien la traditionnelle ... bûche de Noël !

Plus proche de nous, le « Père Noël » est une pure création capitaliste de marketing commercial dans laquelle la multinationale « coca cola » ne serait pas étrangère. Et cela ne plaisait pas dans les milieux « catho » : N'a-t-on pas vu en 1951 l'évêque de Dijon brûler en place publique l'effigie du Père Noël ? J'ai aussi un souvenir familial personnel où ma mère était furieuse parce que celui qui m'avait révélé l'inexistence du Père Noël était ... le curé de la paroisse pendant ma leçon de cathéchisme. La hiérachie catholique n'a jamais accepté vraiment ce « nouveau culte » de « l'argent », mais elle s'en accommode.

Pourquoi ce petit rappel historique ? Tout simplement parce que les vérités « révélés » sont toutes relatives et que si l'homme a « besoin de croire » parce qu'il a une angoisse existencielle, il a aussi besoin de justice, de vérité et de raison pour comprendre et accepter le monde qui nous entoure. Je reconnais et je respecte le droit de chacun de croire à tout ce qu'il veut, aux fantômes, au Père Noël, au petit Jésus, à la réincarnation, aux astres, etc.. si cela peut l'aider à supporter les difficultés de notre courte vie. Mais pour les religions, quand elles menacent la liberté de conscience, l'accès à la connaissance, la justice et l'égalité, la démocratie, la paix, c'est une toute autre question. L'esprit critique, le doute, est ainsi la meilleure approche intellectuelle pour éviter de gober toutes les « fables » que l'on nous raconte pour nous faire supporter l'insupportable.

Dans l'histoire, les puissants de ce monde ont toujours utilisé les religions et ceci quelque soit le pays et quelque soit la religion. J'ai été frappé, en 1991 de constater que l'un des premiers actes symboliques de Boris Eltsine, après la chute de l'Union Soviétique et ses 70 ans de « religion athée », a été de se rendre ... à l'Eglise Orthodoxe. Plus dans l'actualité, Nicolas Sarkozy veut réhabiliter la religion parce qu'il sait que l'aggravation sans précédent de sa politique en faveur des riches va devenir de plus en plus insuportable et qu'il faut une bonne dose de « paradis dans l'au-delà » pour faire accepter aux femmes et aux hommes l'immensité de l'injustice sociale dont ils sont victimes.

Histoires sentimentales des puissants de ce monde accompagnées de bénédictions papales voilà la recette de notre « président-chanoine » pour faire passer tous les mauvais coups qu'il nous assène chaque jour et qui vont assurer la paupérisation du plus grand nombre de français, des petites entreprises et commerçants aux SDF en passant par les couches moyennes et les travailleurs pauvres.

Notre société est héritière des valeurs chrétiennes, qui songe à le nier ? Mais nous avons aussi des héritages antiques, notre langue, nos traditions, nos symboles sont pleins de dieux romains ou grecs. La fête du nouvel an est héritière aussi des saturnales de l'antiquité et c'est Jules César (calendrier Julien) qui décida du début de l'année au 1er janvier. Nous sommes aussi des héritiers des philisophes des lumières et de la raison. Diderot, D'Alembert, Jean Jacques Rousseau et d'autres n'ont-ils pas inspiré la révolution Française ? N'est-ce pas Voltaire, pourtant déiste, qui a dit «  ce n'est pas Dieu qui a créé l'Homme mais l'Homme qui a créé Dieu ».

Alors faites la fête, profitez-en, et vous pourrez plagier une expression de nos grands parents : « encore une que Sarkozy n'aura pas » !

Joyeuses Fêtes à tous.

 

mise en ligne le 26 décembre 2007

 
 
 
 
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