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chroniques

 

Politique de ville : il est urgent d'agir !

Mise en ligne le 23 octobre 2006

Le « ministre de tout », candidat, Nicolas Sarkozy, s'agite beaucoup, mais les résultats ne sont pas là. Au mois de juillet, le préfet des Yvelines sur la protestation du conseil municipal de Magny-Les-Hameaux nous écrivait qu'il proserait au gouvernement, sous une forme budgétaire allégée à quasiment zéro, la prolongation de la politique de la ville dans le quartier du Buisson. Nous attendons toujours la réponse qui aurait dû nous parvenir il y a un mois déjà.

Cette décision de l'État est importante car, quelle qu'elle soit, elle va permettre à notre municipalité de se situer et donc de prendre des décisions en conséquence. L'incertitude est la pire des solutions puisqu'elle conduit à une certaine forme d'immobilisme.

Pour approfondir la politique municipale et tenir compte de la réalité désastreuse de la politique gouvernementale en matière de politique de la ville, la majorité municipale a tenu un séminaire de réflexion à la fin septembre et a arrêté un certain nombre de dispositions.

(Vous pourrez lire sur ce site un résumé du rapport de présentation et des propositions que j'ai formulées à cette occasion).

Même si par nature, je ne suis pas pessimiste, il y a des jours où je suis inquiet. À Magny-Les-Hameaux comme ailleurs, les problèmes perdurent : des tags, des incivilités, des dégradations ont lieu régulièrement dans un contexte où le chômage et la précarité de l'emploi sont dominants, où les transports en commun et les déplacements en général ne sont pas satisfaisants, où la situation sociale et psychologique de nombreuses familles est dégradée.

Ce qui me semble très grave, c'est que les tenants du pouvoir actuel symbolisé par le ministre de l'intérieur, ne veulent pas régler les problèmes au contraire. J'ai le sentiment très désagréable que tout est fait ces derniers jours pour provoquer des incidents. Il suffit de voir comment les grands médias nationaux, qui savent se taire par ailleurs sur des sujets qui concernent la vie quotidienne des Français, diffusent images, chroniques, interviews, «spécialistes», etc. pour «fêter»le premier anniversaire des émeutes de banlieue de l'an passé !

Et que l'on ne me parle pas de la liberté de la presse. L'an passé justement, nous avons eu droit à des images qui généraient la peur pendant trois semaines et puis d'un seul coup, sur ordre du ministre de l'intérieur, plus d'images, plus de statistiques, plus rien ! Les « émeutes » se sont arrêtées de suite ! Alors pourquoi, depuis 10 jours et cela va sans doute continuer toute la semaine, ressasser ces événements ? Certains voudraient-ils qu'ils se reproduisent ?

Les habitants de nos banlieues sont l'otages des immenses ambitions présidentielles d'un ministre de l'intérieur.

Les habitants de nos banlieues, réclament du travail, un logement décent, des moyens de transport, de l'éducation pour leurs enfants, et un pouvoir d'achat qui leur permette de vivre. Comme ce gouvernement est incapable de leur donner cela, la politique de la peur est la seule qui lui permette de faire perdurer sa politique inégalitaire.

En tant qu'élus, nous avons besoin de moyens pour faire face aux problèmes de gestion de notre cité de Magny-les-Hameaux. Avec quelques subsides supplémentaires, pris dans le budget des puissants, il pourrait faire bon vivre dans notre commune, .. pour tous !

 

Mise en ligne le 23 octobre 2006

 


 

 

 

le 25 octobre 2006

J'ai eu hier copie d'un courrier du préfet du 23 octobre qui confirme notre classement en "CUCS 3" de la commune de Magny les Hameaux. C'est à dire que nous sommes toujours en "politique de la ville" .... sans prouvoir prétendre à des crédits spécifiques !!!

Cest vraiment une décision écran de fumée pour "calmer" la colère des élus de Magny et pour "afficher" avant les élections une action du gouvernement alors qu'il ne fait rien ou plutôt presque rien car au passage, cinq communes des Yvelines rentrent maintenant dans le dispositif "politique de la ville" et par pur hasard, ce sont cinq communes de droite !

Comme l'enveloppe budgétaire ne bougera pas cela fera moins d'argent aux communes qui y étaient déjà.